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Face au défi du réchauffement climatique et à la nécessité de basculer dans une logique de développement durable, les Villes et autres Collectivités publiques sont désormais à la recherche d’initiatives permettant de réaliser des économies d’énergies substantielles. Les avancées apportées par les technologies Machine-to-Machine répondent pleinement à cet enjeu et plusieurs expérimentations ont vu le jour ces dernières années. L’objectif vise à déployer des solutions assurant le développement durable des villes, c’est-à-dire permettre aux Villes de faire face à leurs besoins en ressources naturelles et en énergie en réduisant à zéro leur impact sur l’environnement. On parle alors de Smart Cities, l’idée étant d’apporter de l’intelligence aux infrastructures publiques en transformant les équipements urbains pour les rendre capables de réagir à des stimuli et circonstances externes afin de gérer la ville avec davantage d’efficacité tout en consommant moins d’énergie.
Des villes qui n’ont pas attendu le Grenelle de l’Environnement...
• Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, se distingue tout particulièrement parmi les municipalités ayant investi dans le Machine-to-Machine. Cette ville de 50 000 habitants s’est dotée depuis l’été 2007 d’un système novateur et écologique de collecte de données environnementales. Grâce à des capteurs disséminés sur le territoire de la commune, la municipalité dispose en temps réel de mesures concernant la qualité de son environnement urbain. La qualité de l’air et de l’eau, le niveau sonore, les indices UV ou encore la détection des fuites sur le réseau d’eau sont ainsi relevés toutes les dix minutes et remontés à un serveur central. Tout le monde peut accéder librement à ces informations via le site internet de la ville.
L’expérience de Cagnes-sur-Mer témoigne qu’un dispositif Machine-to-Machine permet une gestion optimale de l’environnement urbain au travers d’une palette d’applications : alerte aux pics de pollution, informations des vacanciers sur l’exposition au soleil, qualité des eaux de baignade, gestion des ressources d’arrosage, économies d’énergie en matière d’éclairage public.
• Les municipalités du Havre et de Calais ont investi dans un autre champ d’application qui s’inscrit dans leur politique de Développement Durable, celui du stationnement intelligent. Depuis 2006, ces deux mairies ont opté pour une solution de Machine-to-Machine qui gère les parcmètres à distance. Chaque horodateur remonte à l’aide d’une carte GSM ses données à un ordinateur central, les temps de stationnement et les recettes du jour sont communiquées tous les soirs. Ce dispositif augmente la rotation des véhicules et la commune tire plusieurs bénéfices de la mise en place d’une telle solution : les frais de maintenance sont considérablement réduits compte tenu du système d’alerte en temps réel en cas de dégradation, tout en accroissant les recettes provenant des horodateurs. Les équipements étant mieux entretenus, le taux de panne des parcmètres diminue fortement. Par ailleurs, le système permet de programmer à distance l’actualisation des tarifs en fonction de la politique de la ville. Au final, la Mairie a besoin de moins de moyens humains pour gérer son parc de stationnement, et Le Havre envisage maintenant d’étendre l’utilisation du Machine-to-Machine à l’éclairage urbain.
• La commune de Moulins dans l’Allier mène depuis 2007 une expérience pilote subventionné par la Commission Européenne.
Un parc de 80 logements HLM a été équipé de capteurs communicants pour mesurer la consommation d’eau courante en temps réel des occupants. Grâce à un site Web, chaque foyer a pu
prendre conscience de ses dépenses d’énergie, jour après jour. Pour l’eau et le chauffage, les habitants savent ainsi tout de suite ce qu’ils consomment et donc ce qu’ils vont payer à la fin du mois. Cette sensibilisation a permis de modifier les comportements des locataires et de faire baisser la consommation d’eau de 20% à 30% en fonction de la typologie de famille.
• Stockholm se distingue parmi les capitales européennes grâce à une initiative déployée depuis 2006 visant à réduire de 15% la circulation automobile dans le centre-ville durant les périodes de pointe. Un système de caméras communicantes lit les plaques minéralogiques des véhicules et transmet tous les jours les données collectées à un data center. À la fin du mois, les conducteurs reçoivent une facture par internet. À la différence de Londres, le plan tarifaire à Stockholm est progressif en fonction des heures de la journée. Les automobilistes sont ainsi fortement incités à utiliser les transports en commun aux heures de sortie de bureau par exemple, et à éviter tous les déplacements inutiles. Après plus d’un an d’exploitation, le trafic a baissé de 20% en moyenne et les émissions de CO2 ont été réduites de 15% en ville. Ce résultat a également permis d’accroître la rotation des bus publics du fait d’une meilleure circulation. Cette fréquence plus élevée des transports publics a engendré une hausse de la fréquentation des passagers. Ce type de dispositif Machine-to-Machine transforme les comportements des citoyens pour le bénéfice de toute la population.
Le traitement des déchets devient intelligent...
Le traitement des déchets peut également tirer un plein bénéfice de la technologie Machine-to-Machine. Dans certaines municipalités de France, les conteneurs consacrés au tri du verre sont équipés de capteurs ultrasons qui envoient l’information concernant le niveau de remplissage à la régie qui opère la collecte des déchets recyclages. Le ramassage des conteneurs est déclenché seulement lorsqu’ils sont aux trois-quarts plein, optimisant le circuit des camions-bennes en réduisant leur déplacement. L’intérêt économique se conjugue ainsi à l’enjeu environnemental, avec la diminution des émissions à effet de serre sur les communes visitées. À ce jour, l’investissement dans cette solution Machine-to-Machine a permis d’économiser 25% des moyens utilisés par le passé. De plus, ce type de solution permet d’intervenir à temps et d’éviter que les habitants ne déposent leurs bouteilles usagées sur la voie publique en cas de conteneurs pleins.
Autre concept innovant rendu possible par le Machine-to-Machine : le pay-as-you-throw, terme que l’on peut traduire par « payer selon vos déchets ». Aux États-Unis dans le comté du Maryland, sur les conteneurs de recyclage des ordures ménagères a été apposée une étiquette RFID (Radio Frequency IDentification) qui est lue automatiquement lors de sa collecte. Le poids recyclé est crédité sur un compte « vert » dont dispose chaque foyer. Ce crédit est ensuite utilisé soit directement en déduction des taxes locales que doit payer le foyer, soit pour bénéficier de services municipaux (parking, crèche, équipement sportifs...). L'administration locale peut identifier ainsi les résidents qui ne procèdent pas au recyclage du verre, du métal et autres déchets ménagers. Les contrevenants sont alors rappelés à l’ordre afin d’accomplir ce geste civique. D’autres comtés des États-Unis ont préféré mettre en place un système qui récompense par des bons d’achat les consommateurs en fonction de leur recyclage réel. Ce dispositif – nommé Recycle Bank – aurait déjà permis d’écarter près de quarante millions de produits recyclables des décharges depuis sa création.
référence
Des villes qui n’ont pas attendu le Grenelle de l’Environnement...
• Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, se distingue tout particulièrement parmi les municipalités ayant investi dans le Machine-to-Machine. Cette ville de 50 000 habitants s’est dotée depuis l’été 2007 d’un système novateur et écologique de collecte de données environnementales. Grâce à des capteurs disséminés sur le territoire de la commune, la municipalité dispose en temps réel de mesures concernant la qualité de son environnement urbain. La qualité de l’air et de l’eau, le niveau sonore, les indices UV ou encore la détection des fuites sur le réseau d’eau sont ainsi relevés toutes les dix minutes et remontés à un serveur central. Tout le monde peut accéder librement à ces informations via le site internet de la ville.
L’expérience de Cagnes-sur-Mer témoigne qu’un dispositif Machine-to-Machine permet une gestion optimale de l’environnement urbain au travers d’une palette d’applications : alerte aux pics de pollution, informations des vacanciers sur l’exposition au soleil, qualité des eaux de baignade, gestion des ressources d’arrosage, économies d’énergie en matière d’éclairage public.
• Les municipalités du Havre et de Calais ont investi dans un autre champ d’application qui s’inscrit dans leur politique de Développement Durable, celui du stationnement intelligent. Depuis 2006, ces deux mairies ont opté pour une solution de Machine-to-Machine qui gère les parcmètres à distance. Chaque horodateur remonte à l’aide d’une carte GSM ses données à un ordinateur central, les temps de stationnement et les recettes du jour sont communiquées tous les soirs. Ce dispositif augmente la rotation des véhicules et la commune tire plusieurs bénéfices de la mise en place d’une telle solution : les frais de maintenance sont considérablement réduits compte tenu du système d’alerte en temps réel en cas de dégradation, tout en accroissant les recettes provenant des horodateurs. Les équipements étant mieux entretenus, le taux de panne des parcmètres diminue fortement. Par ailleurs, le système permet de programmer à distance l’actualisation des tarifs en fonction de la politique de la ville. Au final, la Mairie a besoin de moins de moyens humains pour gérer son parc de stationnement, et Le Havre envisage maintenant d’étendre l’utilisation du Machine-to-Machine à l’éclairage urbain.
• La commune de Moulins dans l’Allier mène depuis 2007 une expérience pilote subventionné par la Commission Européenne.
Un parc de 80 logements HLM a été équipé de capteurs communicants pour mesurer la consommation d’eau courante en temps réel des occupants. Grâce à un site Web, chaque foyer a pu
prendre conscience de ses dépenses d’énergie, jour après jour. Pour l’eau et le chauffage, les habitants savent ainsi tout de suite ce qu’ils consomment et donc ce qu’ils vont payer à la fin du mois. Cette sensibilisation a permis de modifier les comportements des locataires et de faire baisser la consommation d’eau de 20% à 30% en fonction de la typologie de famille.
• Stockholm se distingue parmi les capitales européennes grâce à une initiative déployée depuis 2006 visant à réduire de 15% la circulation automobile dans le centre-ville durant les périodes de pointe. Un système de caméras communicantes lit les plaques minéralogiques des véhicules et transmet tous les jours les données collectées à un data center. À la fin du mois, les conducteurs reçoivent une facture par internet. À la différence de Londres, le plan tarifaire à Stockholm est progressif en fonction des heures de la journée. Les automobilistes sont ainsi fortement incités à utiliser les transports en commun aux heures de sortie de bureau par exemple, et à éviter tous les déplacements inutiles. Après plus d’un an d’exploitation, le trafic a baissé de 20% en moyenne et les émissions de CO2 ont été réduites de 15% en ville. Ce résultat a également permis d’accroître la rotation des bus publics du fait d’une meilleure circulation. Cette fréquence plus élevée des transports publics a engendré une hausse de la fréquentation des passagers. Ce type de dispositif Machine-to-Machine transforme les comportements des citoyens pour le bénéfice de toute la population.
Le traitement des déchets devient intelligent...
Le traitement des déchets peut également tirer un plein bénéfice de la technologie Machine-to-Machine. Dans certaines municipalités de France, les conteneurs consacrés au tri du verre sont équipés de capteurs ultrasons qui envoient l’information concernant le niveau de remplissage à la régie qui opère la collecte des déchets recyclages. Le ramassage des conteneurs est déclenché seulement lorsqu’ils sont aux trois-quarts plein, optimisant le circuit des camions-bennes en réduisant leur déplacement. L’intérêt économique se conjugue ainsi à l’enjeu environnemental, avec la diminution des émissions à effet de serre sur les communes visitées. À ce jour, l’investissement dans cette solution Machine-to-Machine a permis d’économiser 25% des moyens utilisés par le passé. De plus, ce type de solution permet d’intervenir à temps et d’éviter que les habitants ne déposent leurs bouteilles usagées sur la voie publique en cas de conteneurs pleins.
Autre concept innovant rendu possible par le Machine-to-Machine : le pay-as-you-throw, terme que l’on peut traduire par « payer selon vos déchets ». Aux États-Unis dans le comté du Maryland, sur les conteneurs de recyclage des ordures ménagères a été apposée une étiquette RFID (Radio Frequency IDentification) qui est lue automatiquement lors de sa collecte. Le poids recyclé est crédité sur un compte « vert » dont dispose chaque foyer. Ce crédit est ensuite utilisé soit directement en déduction des taxes locales que doit payer le foyer, soit pour bénéficier de services municipaux (parking, crèche, équipement sportifs...). L'administration locale peut identifier ainsi les résidents qui ne procèdent pas au recyclage du verre, du métal et autres déchets ménagers. Les contrevenants sont alors rappelés à l’ordre afin d’accomplir ce geste civique. D’autres comtés des États-Unis ont préféré mettre en place un système qui récompense par des bons d’achat les consommateurs en fonction de leur recyclage réel. Ce dispositif – nommé Recycle Bank – aurait déjà permis d’écarter près de quarante millions de produits recyclables des décharges depuis sa création.
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