|
|
|
« Travailler moins pour travailler tous ! », tel aurait pu s'intituler l’article mais la gauche de la gauche française a déjà préempté la formule or vous l'aurez compris, Terre Démocrate est une démarche véritablement apoliticienne. De plus le partage du travail par la gauche renvoi forcément aux 35 heures d'Aubry, 2 lois qui ont divisé le pays peut-être plus qu'elles n'ont véritablement créé de l'emploi... Remarquez l’idée n’est pas tant de gauche puisque dès 1996 c'est la droite qui avait initié le principe avec la loi Robien… En tout cas en période de chômage plus que jamais de masse, quand la productivité et l’exolocalisation des activités n’offrent pas de perspectives rassurantes à court terme et quand l’épuisement des ressources naturelles ne promettent plus un développement volumétrique, pour l’industrie, à moyen/long terme, le partage du travail n’est plus seulement une question de solidarité, c’est une question de sécurité et d’efficacité pour ne pas sombrer dans le chaos économique et social.
L’Homme est un animal doué de raison, nous dit-on, lui permettant d’anticiper les dangers, de s’adapter aux environnements hostiles et d’améliorer sans cesse son confort. Mais le confort semble justement en avoir endormi certains, altérant du coup leur capacité à se protéger de risques graves…
Croire aux discours sur la « croissance verte » entretient d’ailleurs le confort intellectuel, se dire que la planète entière pourra s'enrichir toujours plus, sans changer de système ou presque et en préservant en même temps ce qui nous est vital, à savoir la Nature, voilà qui nous expose à de violentes surprises dont aucun de nous autres contemporains ni aucun de nos enfants ne sortiront indemnes. Il est temps de se réveiller, il est temps de se dire la vérité et de s’organiser autrement que par des mesures écologiques déconnectées de notre système socio-économique obsolète.
Vous voulez un exemple ?
En matière de confort matériel, 15 millions de foyers français ont choisi d’habiter en maison individuelle et pour entretenir un confort de vie à l’intérieur, il faut bien y maintenir une température supportable. Jusqu’ici on chauffait donc son habitation au fuel, au propane, au gaz de ville, à l’électricité ou au bois, mais ces énergies sont soit condamnées à l’épuisement (pétrole, gaz, uranium), soit improductibles à l’infini (bois). Il est donc essentiel de penser aux économies d’énergie si on ne veut pas dans l’avenir se retrouver en rupture de chauffage les mois les plus durs de l’hiver… Pour ce faire il y a bien sûr l’isolation mais il y a mieux encore pour les constructions nouvelles : l’habitat passif. En quoi ça consiste ? Il s’agit d’utiliser de nouvelles méthodes de construction et de nouveaux matériaux pour quasiment se passer de chauffage sans réduire la température ambiante. Formidable pour l’écologie, sachant que ça créé aussi plus de richesses à court terme puisqu’une maison passive coûte de 5 à 15% plus cher qu’une maison ordinaire (certes tout le monde ne peut pas se la payer du coup).
Mais faut-il pour autant ce réjouir de ce qui semble un idéal de développement durable ?
Surtout pas, enfin si nous ne changeons pas complètement notre système actuel reliant étroitement l’emploi aux richesses crées. Car figurez-vous que sur le moyen/long terme, la maison passive comparée à la maison ordinaire représente en fait une très forte décroissance. Pour le vérifier faisons un petit exercice, prenons une maison moderne de 120 m² en zone pavillonnaire. Si vous faites construire une maison ordinaire et que vous la chauffez au gaz de ville, par exemple, vous devrez investir dans une chaudière à remplacer tous les 10/12 ans, des radiateurs à remplacer tous les 30/40 ans, dans un abonnement GDF et dans un entretien annuel de la chaudière. Comptez, sur 50 ans et pour du matériel correct, en moyenne 70 000€ tout compris (en euros constants). Au passage vous aurez fait travailler sur toute cette période plusieurs intervenants, notamment des professionnels locaux (chauffagistes, salariés GDF, revendeurs de matériel).
Prenez maintenant la même maison de 120m² mais en construction passive. Comptez donc un surcoût à la construction de 5 à 15% plus un matériel de chauffage d’appoint (environ 15kw/h par m² et par an), par exemple une cheminée en bois qu’il faudra alimenter en bûches et bien entendu ramoner chaque année, plus un surcoût d’électricité pour le ballon d’eau chaude. Et bien, surcoût de construction + chauffage et alimentation du ballon d’eau chaude, comptez en moyenne 33 500€. Soit 36 500€ de consommation en moins qu’une maison ordinaire, soit une décroissance de plus de 50% ! Pour vous donner une image, si toutes les maisons françaises devenaient passives demain, environ 100 000 emplois seraient alors détruits... Pire encore, la redistribution des richesses serait bien plus mauvaise car au lieu d’alimenter des emplois sur toute la durée de vie de la maison, vous n'alimentez plus quasiment que les emplois de la construction initiale…
Alors bien sûr vous me direz que ce que vous ne dépenserez pas en chauffage vous le dépenserez ailleurs. Déjà il faudrait voir si vous le dépensez en productions locales pour compenser les emplois perdus et surtout, si vous êtes salarié GDF vous risquez de ne plus avoir rien à dépenser car plus d’emploi, si vous êtes un commerçant dudit salarié GDF vous aurez aussi une perte de revenu, si vous êtes ouvrier d’une production consommée par ledit commerçant dudit salarié GDF, vous risquez aussi votre emploi et votre pouvoir d’achat, etc… etc...
Evitons donc de nous auto-plumer, la tête dans le sable ! Regardons les choses en face, ne cédons pas aux discours démagogiques sur la « croissance verte » et construisons ensemble un nouveau modèle socio-économique sérieux pour nous adapter aux évolutions écologiques.
Vous voulez un exemple ?
En matière de confort matériel, 15 millions de foyers français ont choisi d’habiter en maison individuelle et pour entretenir un confort de vie à l’intérieur, il faut bien y maintenir une température supportable. Jusqu’ici on chauffait donc son habitation au fuel, au propane, au gaz de ville, à l’électricité ou au bois, mais ces énergies sont soit condamnées à l’épuisement (pétrole, gaz, uranium), soit improductibles à l’infini (bois). Il est donc essentiel de penser aux économies d’énergie si on ne veut pas dans l’avenir se retrouver en rupture de chauffage les mois les plus durs de l’hiver… Pour ce faire il y a bien sûr l’isolation mais il y a mieux encore pour les constructions nouvelles : l’habitat passif. En quoi ça consiste ? Il s’agit d’utiliser de nouvelles méthodes de construction et de nouveaux matériaux pour quasiment se passer de chauffage sans réduire la température ambiante. Formidable pour l’écologie, sachant que ça créé aussi plus de richesses à court terme puisqu’une maison passive coûte de 5 à 15% plus cher qu’une maison ordinaire (certes tout le monde ne peut pas se la payer du coup).
Mais faut-il pour autant ce réjouir de ce qui semble un idéal de développement durable ?
Surtout pas, enfin si nous ne changeons pas complètement notre système actuel reliant étroitement l’emploi aux richesses crées. Car figurez-vous que sur le moyen/long terme, la maison passive comparée à la maison ordinaire représente en fait une très forte décroissance. Pour le vérifier faisons un petit exercice, prenons une maison moderne de 120 m² en zone pavillonnaire. Si vous faites construire une maison ordinaire et que vous la chauffez au gaz de ville, par exemple, vous devrez investir dans une chaudière à remplacer tous les 10/12 ans, des radiateurs à remplacer tous les 30/40 ans, dans un abonnement GDF et dans un entretien annuel de la chaudière. Comptez, sur 50 ans et pour du matériel correct, en moyenne 70 000€ tout compris (en euros constants). Au passage vous aurez fait travailler sur toute cette période plusieurs intervenants, notamment des professionnels locaux (chauffagistes, salariés GDF, revendeurs de matériel).
Prenez maintenant la même maison de 120m² mais en construction passive. Comptez donc un surcoût à la construction de 5 à 15% plus un matériel de chauffage d’appoint (environ 15kw/h par m² et par an), par exemple une cheminée en bois qu’il faudra alimenter en bûches et bien entendu ramoner chaque année, plus un surcoût d’électricité pour le ballon d’eau chaude. Et bien, surcoût de construction + chauffage et alimentation du ballon d’eau chaude, comptez en moyenne 33 500€. Soit 36 500€ de consommation en moins qu’une maison ordinaire, soit une décroissance de plus de 50% ! Pour vous donner une image, si toutes les maisons françaises devenaient passives demain, environ 100 000 emplois seraient alors détruits... Pire encore, la redistribution des richesses serait bien plus mauvaise car au lieu d’alimenter des emplois sur toute la durée de vie de la maison, vous n'alimentez plus quasiment que les emplois de la construction initiale…
Alors bien sûr vous me direz que ce que vous ne dépenserez pas en chauffage vous le dépenserez ailleurs. Déjà il faudrait voir si vous le dépensez en productions locales pour compenser les emplois perdus et surtout, si vous êtes salarié GDF vous risquez de ne plus avoir rien à dépenser car plus d’emploi, si vous êtes un commerçant dudit salarié GDF vous aurez aussi une perte de revenu, si vous êtes ouvrier d’une production consommée par ledit commerçant dudit salarié GDF, vous risquez aussi votre emploi et votre pouvoir d’achat, etc… etc...
Evitons donc de nous auto-plumer, la tête dans le sable ! Regardons les choses en face, ne cédons pas aux discours démagogiques sur la « croissance verte » et construisons ensemble un nouveau modèle socio-économique sérieux pour nous adapter aux évolutions écologiques.
Elle est belle n'est-ce pas ? Et pas chère nous dit-on ! Moins de 20 000 euros pour cette future Renault "WIND" qui excite déjà tout le petit monde de l'automobile. C'est sûr, elle devrait avoir du succès et c'est une bonne nouvelle pour l'emploi... en Slovénie.
Notre marque nationale au losange semble en effet de moins en moins complexée d'abandonner ses concitoyens à leur sort de chômeurs, travailleurs précaires et autre classe moyenne glissant sur la peau de banane de la crise : après la DACIA roumaine, la CLIO 4 turque, voilà la WIND qui sera uniquement produite en Slovénie, tout comme la TWINGO 2 d'ailleurs.
La "WIND", un nouveau véhicule peu écologique puisque ce roadster essence ne pourra accueillir que 2 passagers et puis un nouveau modèle peu citoyen qui fera s'envoler un peu plus encore l'emploi local dans le vent de la mondialisation...
On peut d’ailleurs rajouter « pour le pouvoir d’achat » car, comme l’indique l’article précédent, il convient de remettre les choses dans l’ordre et de ne plus voir en matière de pouvoir d’achat que les seules « sorties », à savoir le montant que l’on dépense pour tel ou tel achat, mais le pouvoir d’achat commence d’abord par les « entrées », à savoir le revenu qui nous permet de consommer…
Comme vous pourrez le constater, dans la liste de bonnes pratiques il est beaucoup question de consommation la plus locale possible, parce que cela soutient l’activité productive environnante de chacun donc l’économie et les recettes publiques, donc les salaires, les retraites et les allocations. Mais consommer plus local diminue aussi le transport, notamment de marchandises, donc consommer plus local réduit l’empreinte écologique de notre consommation. Il ne s’agit pas de protectionnisme mais de localisme dans la mesure où l’Alsacien fait mieux de consommer un bien ou service de la Rhur voisine plutôt que du pays Basque, et le Basque de l’Espagne voisine plutôt que du Nord-Pas de Calais, mais c’est aussi consommer plutôt africain qu’américain, plutôt oriental qu’asiatique. Il ne s'agit pas non plus de renoncer au co-développement des pays les plus pauvres, nous pouvons très bien partager notre savoir-faire avec eux et ces pays pauvres, notamment en Afrique, auraient également tout intérêt à profiter de leurs ressources locales pour créer des richesses et de l'emploi plutôt que d'être quasiment pillées par des pays extérieurs souvent lointains...
Voici pêle-même une liste pour vous favoriser l'emploi, l'économie, l'écologie et le pouvoir d'achat :
• Quand on a le choix de son mode de chauffage, se chauffer au bois ou mieux, isoler son habitation et dépenser le gain en chauffage à moyen/long terme dans une consommation la plus locale possible.
• Acheter une voiture produite en France plutôt que produite en Europe de l’Est ou en Asie ou mieux, faire du covoiturage et prendre les transports en commun le plus souvent possible, voire utiliser un vélo assemblé ou entièrement fabriqué en Europe si vous en avez la possibilité.
• S’habiller avec le maximum de textiles européens, même si c’est de plus en plus difficile (bien que certaines marques produisent encore en France, peut-être près de chez vous), ça vous coûtera un peu plus cher mais ce seront certainement des textiles de meilleure qualité que vous pourrez porter plus longtemps.
• Repérer les marques d’électroménager qui produisent encore en France ou en Europe, là aussi les appareils dureront peut-être plus longtemps ce qui vous coûtera moins cher en rééquipement.
• Faire attention aux dépenses énergétiques domestiques (luminaires, appareils en veille, etc…) et dépenser le gain dans une consommation la plus locale possible.
• Acheter le maximum de produits alimentaires (de saison) au marché ou mieux, auprès d’un agriculteur local (par exemple dans une AMAP), ça coûte parfois moins cher que le supermarché !
• Demander aux écoles que la cantine s’approvisionne auprès d’agriculteurs locaux.
• Fumez plutôt des cigarettes du groupe Altadis ou mieux, arrêtez de fumer et dépensez le gain dans une consommation la plus locale possible.
• Visitez toutes les régions de France et d’Europe avant de visiter des régions lointaines, d’ailleurs certaines régions proches ressemblent beaucoup à des régions lointaines !
• Pour l’ameublement, privilégiez le bois (non exotique) plutôt que le plastique.
• Pour vos achats, privilégiez l’occasion auprès de particuliers locaux (par exemple via le Bon Coin) plutôt que du neuf auprès de revendeurs importateurs.
• Privilégiez un spectacle vivant (concert, théâtre, fête folklorique) plutôt qu’un DVD.
• Faire du sport plutôt que jouer à la console vidéo.
• Acheter des jouets en bois locaux plutôt que des jouets en plastique lointains.
• Pour la décoration intérieure, privilégier les peintures plutôt que les posters dans un cadre en plastique, certaines peintures sont très abordables et plus on en achètera, plus elles seront abordables.
• Se soigner et dépenser en frais esthétiques le plus près de chez soi.
• Boire plutôt des alcools locaux (avec modération !), par exemple du vin bordelais plutôt que du Chili.
• Boire de l’eau minérale d’une source locale et mieux, boire de l’eau du robinet avec une carafe filtrante produite en France ou en Europe.
• Faire construire avec le maximum de matériaux locaux, privilégier les ouvertures en bois plutôt qu’en plastique.
Pour compléter la liste, vos propositions sont les bienvenues ! Mais si nous appliquons déjà ces conseils le chômage diminuera très rapidement et nos revenus - salaires, retraites, allocations - seront sécurisés durablement.
Qu’on se le dise : en société, tout est travail. La maison ou l’appartement, le chauffage, les meubles, la voiture ou le bus, les vêtements, les médicaments, la nourriture produite par l’agriculteur puis mise en rayon, l’école, les loisirs, etc… Tout ce qu’on achète, tout ce qu’on loue ou qu’on utilise, bref tout ce qu’on consomme vient du travail.
Et réciproquement car pour consommer nous avons forcément besoin d’un revenu donc d’un salaire que procure le travail ou d’une retraite que procure le travail des autres. Il y a bien les allocations pour compléter ou compenser son revenu mais les allocations proviennent des recettes publiques donc là encore il y a besoin d’activité économique donc de travail. Imaginez par exemple que demain tout le monde décide d’arrêter de travailler, même provisoirement, et tout s’arrête d’un seul coup : nous reviendrions à l’extrême rudesse de la vie sauvage. Même en rêvant d’une non-marchandisation du travail, d’un système d’échange de travail genre SEL, nous restons tous dépendants du travail. Et à l’heure où de plus en plus d’actifs sont justement privés de travail, vous comprendrez bien la nécessité vitale d’en garantir un au plus grand nombre…
N’oubliez donc jamais que ne sommes pas seulement des actifs (travailleurs et chômeurs), des ex-actifs (retraités) ou de futurs actifs (enfants et étudiants), nous sommes aussi des consommateurs et notre consommation détermine le travail que nous aurons ou pas demain, donc le revenu que nous aurons ou pas demain.
Car si nous parlons beaucoup d’évasion fiscale, il est un autre phénomène bien plus menaçant pour notre travail et donc notre revenu : l’évasion commerciale. L’évasion fiscale c’est l’extradition de capitaux via des comptes bancaires à l’étranger qui privent les caisses publiques de ressources importantes, ressources qui servent notamment à financer les allocations ou éviter de trop peser en prélèvements sur le travail de tous les actifs. Et l’évasion commerciale, c’est l’extradition de capitaux via notre consommation de produits lointains qui privent notre activité économique environnante de ressources importantes, ressources qui servent à donner du salaire, des retraites et des allocations à tous. Car si je consomme un bien ou service produit loin de chez moi, à base de matières premières extraites loin de chez moi ou de matières intermédiaires transformées loin de chez moi, je donne du travail loin de chez moi ! Or la tendance, confirmée récemment, de notre balance commerciale le montre clairement : nous donnons de plus en plus de travail loin de chez nous et loin de chez nous on nous en donne de moins en moins… Voilà qui est bien problématique ! Et voilà pourquoi les phénomènes délocalisants - délocalisations de chaînes de production + entreprises locales qui ferment à cause de la consommation de produits lointains + entreprises locales qui n’ouvriront pas à cause de la concurrence de produits lointains - sont très préoccupants.
La solution paraît donc évidente : si on veut « garantir » un travail à chacun, notamment à soi et aux siens, il faut surtout « apporter » du travail autour de soi par notre consommation, autrement dit consommer le plus local possible. Vous allez me dire, beaucoup de biens ou services lointains sont tentants car moins chers et quand on veut consommer un maximum de choses avec son pouvoir d’achat on se sent presque contraints de consommer ces produits lointains, donc d’envoyer le travail loin de chez nous… Sauf que lorsqu’on perd son emploi ou qu’on n’en retrouve plus, lorsque les retraites ou les allocations diminuent faute de recettes publiques suffisantes, le pouvoir d’achat diminue d’autant et nous incite alors un peu plus encore à consommer des produits lointains, etc… etc... Nous y sommes dans ce cercle vicieux et si nous continuons dans l’évasion commerciale, l’avenir sera bien sombre pour nous tous donc réfléchissons-bien quand nous avons le choix entre consommer un maximum de produits pas chers ou alors consommer moins de produits mais des produits qui nous apportent du travail, des salaires, des retraites, des allocations donc de la sécurité, de l’espoir pour nous tous et pour nos enfants. Par ta consommation, aide ton voisin et ton voisin t’aidera en retour : c’est une solidarité dont nous serons tous bénéficiaires ! Consommer moins mais consommer plus local, c’est la solution n°1 pour l’emploi.
N’oubliez donc jamais que ne sommes pas seulement des actifs (travailleurs et chômeurs), des ex-actifs (retraités) ou de futurs actifs (enfants et étudiants), nous sommes aussi des consommateurs et notre consommation détermine le travail que nous aurons ou pas demain, donc le revenu que nous aurons ou pas demain.
Car si nous parlons beaucoup d’évasion fiscale, il est un autre phénomène bien plus menaçant pour notre travail et donc notre revenu : l’évasion commerciale. L’évasion fiscale c’est l’extradition de capitaux via des comptes bancaires à l’étranger qui privent les caisses publiques de ressources importantes, ressources qui servent notamment à financer les allocations ou éviter de trop peser en prélèvements sur le travail de tous les actifs. Et l’évasion commerciale, c’est l’extradition de capitaux via notre consommation de produits lointains qui privent notre activité économique environnante de ressources importantes, ressources qui servent à donner du salaire, des retraites et des allocations à tous. Car si je consomme un bien ou service produit loin de chez moi, à base de matières premières extraites loin de chez moi ou de matières intermédiaires transformées loin de chez moi, je donne du travail loin de chez moi ! Or la tendance, confirmée récemment, de notre balance commerciale le montre clairement : nous donnons de plus en plus de travail loin de chez nous et loin de chez nous on nous en donne de moins en moins… Voilà qui est bien problématique ! Et voilà pourquoi les phénomènes délocalisants - délocalisations de chaînes de production + entreprises locales qui ferment à cause de la consommation de produits lointains + entreprises locales qui n’ouvriront pas à cause de la concurrence de produits lointains - sont très préoccupants.
La solution paraît donc évidente : si on veut « garantir » un travail à chacun, notamment à soi et aux siens, il faut surtout « apporter » du travail autour de soi par notre consommation, autrement dit consommer le plus local possible. Vous allez me dire, beaucoup de biens ou services lointains sont tentants car moins chers et quand on veut consommer un maximum de choses avec son pouvoir d’achat on se sent presque contraints de consommer ces produits lointains, donc d’envoyer le travail loin de chez nous… Sauf que lorsqu’on perd son emploi ou qu’on n’en retrouve plus, lorsque les retraites ou les allocations diminuent faute de recettes publiques suffisantes, le pouvoir d’achat diminue d’autant et nous incite alors un peu plus encore à consommer des produits lointains, etc… etc... Nous y sommes dans ce cercle vicieux et si nous continuons dans l’évasion commerciale, l’avenir sera bien sombre pour nous tous donc réfléchissons-bien quand nous avons le choix entre consommer un maximum de produits pas chers ou alors consommer moins de produits mais des produits qui nous apportent du travail, des salaires, des retraites, des allocations donc de la sécurité, de l’espoir pour nous tous et pour nos enfants. Par ta consommation, aide ton voisin et ton voisin t’aidera en retour : c’est une solidarité dont nous serons tous bénéficiaires ! Consommer moins mais consommer plus local, c’est la solution n°1 pour l’emploi.
À quoi sert Pôle emploi ? « À rien » répondront beaucoup de mauvaises langues… « L’ANPE ne m’a jamais aidé à trouver du travail », « Si tu ne cherches pas de travail, va à l’ANPE », « L’ANPE, que des incompétents », etc. Qui n’a jamais entendu voire prononcé ces mots ? Mais surtout, d’où vient cette si mauvaise réputation de notre établissement national quadragénaire ?
Force est de constater, déjà, que la contre-communication de l’ex-ANPE face à ce flot permanent de critiques fut quasiment inexistante jusqu’ici. Peut-être est-ce lié au fameux devoir de réserve qui, juridiquement, est pourtant bien plus limité que beaucoup d’agents ne le croient... Or ce phénomène de « grande muette » est bien regrettable puisqu’il y a certainement un problème de compréhension des citoyens à l’égard du rôle de Pôle emploi, du coup l’établissement en fait toujours trop ou pas assez… Pôle emploi en fait trop quand les agents contraignent les chômeurs à quelques minutes d’entretien mensuel, quand ils « recadrent » les chômeurs aux démarches quasi-inexistantes ou quand ils ont le malheur d’envoyer une offre qui ne correspond pas exactement aux critères des chômeurs… En revanche, Pôle emploi n’en fait pas assez pour prendre les chômeurs par la main jusqu’à la porte de l’employeur, pour céder aux demandes de formation sans débouchés professionnels ou pour sortir d’un chapeau, en quelques minutes, un projet génialissime de réorientation… De grâce, n’attendons pas tout et n’importe quoi de Pôle emploi !
Ceci dit des marges importantes de progression existent encore, même après la fusion ANPE/ASSEDIC, et les reproches ne sont pas toutes injustifiées d’autant plus que l’activité de Pôle emploi touche à un sujet très sensible : la vie professionnelle, qui détermine – rappelons-le – la qualité de vie d’un actif et de son foyer. Mais rien ne sert de blâmer les seuls agents rencontrés car ils sont avant tout dépendants du management, de l’organisation, des moyens et de la formation qui leur sont apportés. En tout cas ces agents représentent une véritable armée qui nous est certainement plus utile qu’on ne l’imagine et qui pourrait bien l’être davantage encore avec quelques ajustements et peut-être une redéfinition de leur rôle, nous aurons d’ailleurs l’occasion d’y revenir dans les travaux de cet atelier.
Une véritable armée donc, 50 000 agents équipés d'outils uniques en France : 1 500 agences réparties sur tout le territoire français ; la base INSEE des 3 millions d’entreprises françaises, base très régulièrement mise à jour et enrichie en permanence par les agents eux-mêmes ; un fichier de 4 millions d’actifs inscrits + tous ceux qui se sont déjà inscrits par le passé et dont le dossier, enrichi de très nombreuses données sur leur parcours professionnel, sera déjà prêt au moment de les aider à retrouver un nouveau poste ; une base documentaire papier, Intranet et Internet très riche concernant tous les dispositifs et autres conseils utiles à l’emploi ; de nombreuses prestations correspondant à tous les besoins et tous les niveaux pour les demandeurs d’emploi ; un site Internet très utile pour les recherches de proximité et de loin le plus consulté en France avec 4 millions de visiteurs par mois ; etc. Voilà ce qui en fait un joyau de la nation, un véritable diamant qu’il reste à améliorer pour mieux le faire briller, un diamant brut en résumé.
Ceci dit des marges importantes de progression existent encore, même après la fusion ANPE/ASSEDIC, et les reproches ne sont pas toutes injustifiées d’autant plus que l’activité de Pôle emploi touche à un sujet très sensible : la vie professionnelle, qui détermine – rappelons-le – la qualité de vie d’un actif et de son foyer. Mais rien ne sert de blâmer les seuls agents rencontrés car ils sont avant tout dépendants du management, de l’organisation, des moyens et de la formation qui leur sont apportés. En tout cas ces agents représentent une véritable armée qui nous est certainement plus utile qu’on ne l’imagine et qui pourrait bien l’être davantage encore avec quelques ajustements et peut-être une redéfinition de leur rôle, nous aurons d’ailleurs l’occasion d’y revenir dans les travaux de cet atelier.
Une véritable armée donc, 50 000 agents équipés d'outils uniques en France : 1 500 agences réparties sur tout le territoire français ; la base INSEE des 3 millions d’entreprises françaises, base très régulièrement mise à jour et enrichie en permanence par les agents eux-mêmes ; un fichier de 4 millions d’actifs inscrits + tous ceux qui se sont déjà inscrits par le passé et dont le dossier, enrichi de très nombreuses données sur leur parcours professionnel, sera déjà prêt au moment de les aider à retrouver un nouveau poste ; une base documentaire papier, Intranet et Internet très riche concernant tous les dispositifs et autres conseils utiles à l’emploi ; de nombreuses prestations correspondant à tous les besoins et tous les niveaux pour les demandeurs d’emploi ; un site Internet très utile pour les recherches de proximité et de loin le plus consulté en France avec 4 millions de visiteurs par mois ; etc. Voilà ce qui en fait un joyau de la nation, un véritable diamant qu’il reste à améliorer pour mieux le faire briller, un diamant brut en résumé.
Vous avez bien lu, la coquille est volontaire car en matière d’emploi la pudeur nous impose un peu de réserve quant à nos bons vœux. La santé, l’amour, la joie comme dit la chanson, je vous en souhaite toute l’année 2010 ! Mais le travail ?...
Que faut-il attendre de 2010 ? Un emballement soudain de la croissance française ? Même Elizabeth Teissier ne s’y risquerait pas… Des embauches massives de nos centaines de milliers d’auto-entreprises ? Il faudrait déjà qu’elles dégagent leur 1er euro de chiffre d’affaires… Une philanthropie soudaine des grands groupes internationaux privilégiant l’emploi français plutôt que la rentabilité maximum sur les marchés financiers ? Oh vous savez, les bonnes résolutions… Et puis ne rêvons pas, les investisseurs boursiers comptent bien se refaire dans le prolongement du 2ème semestre 2009, d’ailleurs un début d’année n’est finalement qu’une suite de jours où seuls les chiffres calendaires ont gagné une unité mais l’emploi continue d’en perdre sans cesse : dès ce mois de janvier ce sont encore 1000 chômeurs de plus par jour qui viendront s’ajouter au tableau noir et, pire encore, ce sont désormais 3000 chômeurs supplémentaires qui arriveront quotidiennement en fin de droits…
Alors que faire pour nous donner un peu d’optimisme ? Les mesures publiques les plus efficaces en temps de croissance molle voire négative, celles qui vous seront par exemple présentées bientôt sur ce blog de l’atelier Travail et Emploi de Terre Démocrate, seraient probablement trop délicates à faire accepter à l’électorat de la majorité présidentielle, or vous savez bien qu’une échéance importante se présentera dans 2 ans et qu’hélas le temps du mandat est actuellement la règle en matière politique. Il semble plutôt que le gouvernement compte sur un peu plus de dette publique pour « fabriquer » de meilleurs chiffres que nos voisins européens dans les mois à venir, via notamment les aides à l’embauche (savez-vous qu’un salarié en contrat aidé ne coûte quasiment rien à certains employeurs ?) et naturellement via le grand emprunt pour subventionner certaines activités dont on nous promettra les fruits réels… à partir de 2012. Sauf qu’en 2012, dans le cadre justement de nos accords européens pour un fonctionnement burdgétaire harmonieux et sans truchements protectionnistes, nous aurons aussi à rendre des comptes sur notre dette publique…
Une alternative sérieuse et durable pour recréer de l’emploi en France, il ne tiendra qu’à vous d’en décider lors de cette fameuse échéance présidentielle et législative 2012. Les propositions de cet atelier Terre Démocrate, il ne tiendra qu’à vous de les exiger dans le programme de votre parti politique préféré, d’ailleurs vous pouvez dès aujourd’hui décider de rejoindre cet atelier pour participer à des propositions politiques mais non politiciennes, pour offrir autre chose aux générations futures qu’un marché sauvage de l’emploi où « sauve qui peut » et « pleure qui veut ». Enfin vous n’êtes pas seulement électeurs un jour ou deux dans l’année, vous êtes surtout consommateurs au quotidien et vous détenez par ce moyen de quoi vous redonner de l’optimisme dès 2010, pas forcément en pouvoir d’achat mais en pouvoir d’action sur l’emploi, notamment en consommant les produits les plus proches de chez vous. Pour que votre voisin, à son tour, soutienne l’activité qui vous apporte un revenu chaque mois. Ce qui m’amène à vous proposer la devise suivante pour cette nouvelle année :
« Aide ton voisin et ton voisin t’aidera ! »
Vive 2012 et peut-être, si vous le décidez, vive 2010 !
Alors que faire pour nous donner un peu d’optimisme ? Les mesures publiques les plus efficaces en temps de croissance molle voire négative, celles qui vous seront par exemple présentées bientôt sur ce blog de l’atelier Travail et Emploi de Terre Démocrate, seraient probablement trop délicates à faire accepter à l’électorat de la majorité présidentielle, or vous savez bien qu’une échéance importante se présentera dans 2 ans et qu’hélas le temps du mandat est actuellement la règle en matière politique. Il semble plutôt que le gouvernement compte sur un peu plus de dette publique pour « fabriquer » de meilleurs chiffres que nos voisins européens dans les mois à venir, via notamment les aides à l’embauche (savez-vous qu’un salarié en contrat aidé ne coûte quasiment rien à certains employeurs ?) et naturellement via le grand emprunt pour subventionner certaines activités dont on nous promettra les fruits réels… à partir de 2012. Sauf qu’en 2012, dans le cadre justement de nos accords européens pour un fonctionnement burdgétaire harmonieux et sans truchements protectionnistes, nous aurons aussi à rendre des comptes sur notre dette publique…
Une alternative sérieuse et durable pour recréer de l’emploi en France, il ne tiendra qu’à vous d’en décider lors de cette fameuse échéance présidentielle et législative 2012. Les propositions de cet atelier Terre Démocrate, il ne tiendra qu’à vous de les exiger dans le programme de votre parti politique préféré, d’ailleurs vous pouvez dès aujourd’hui décider de rejoindre cet atelier pour participer à des propositions politiques mais non politiciennes, pour offrir autre chose aux générations futures qu’un marché sauvage de l’emploi où « sauve qui peut » et « pleure qui veut ». Enfin vous n’êtes pas seulement électeurs un jour ou deux dans l’année, vous êtes surtout consommateurs au quotidien et vous détenez par ce moyen de quoi vous redonner de l’optimisme dès 2010, pas forcément en pouvoir d’achat mais en pouvoir d’action sur l’emploi, notamment en consommant les produits les plus proches de chez vous. Pour que votre voisin, à son tour, soutienne l’activité qui vous apporte un revenu chaque mois. Ce qui m’amène à vous proposer la devise suivante pour cette nouvelle année :
« Aide ton voisin et ton voisin t’aidera ! »
Vive 2012 et peut-être, si vous le décidez, vive 2010 !
En matière d'écologie politique, les externalités négatives, 5ème variable des flux productifs, sont observées de plus en plus attentivement car elles évoluent de manière exponentielle à mesure que la démographie mondiale augmente et que les citoyens du monde veulent adopter un mode de vie occidental, sauf que ce mode de vie n'est pas généralisable à toutes les populations du monde sous peine de dégâts, de violences, de souffrances proportionnellement inverses au bien-être attendu...
Mais nous, populations occidentales, ne sommes pas prêts non plus à renoncer au confort moderne. Aussi avons-nous inventé le concept de « développement durable », un système productif qui permettrait d'augmenter les 4 premières variables en résorbant la problématique des externalités négatives. Est-ce bien raisonnable ? Pas plus que la main ou plutôt le doigt invisible de Smith... En effet, augmentez par exemple la production de produits à base de pétrole et vous accélèrerez l'épuisement pourtant déjà trop proche de l'or noir. Et comment ferons-nous sans pétrole ? Comment remplacerons-nous le plastique pétrolier ? Par du bioplastique de maïs ? Mais où trouverons-nous toutes les cultures disponibles pour satisfaire une production croissante d'objets plastiques divers ? La variable volume semble de plus en plus évidente à réduire pour pérenniser la capacité du marché à satisfaire les besoins. Quel paradoxe ! Voilà qui entame le concept de « développement » pour qui s’imagine l’étendre à tous les pays du monde…
Vous allez me dire, cette fatalité ressemble à de la décroissance... Une décroissance en volume, sans aucun doute oui, mais une décroissance en valeur pas forcément. En effet notre inquiétude envers la notion de « décroissance » est bien liée à une crainte de paupérisation, de baisse du pouvoir d'achat et donc de moindre niveau de vie, mais si nous retirons la même richesse voire toujours un petit peu plus de notre activité productive, tout va bien ! Enfin tout va bien, reste la question de répartition de cette richesse pour qu'elle profite à tous (d’où la notion par exemple de commerce équitable) et en matière de redistribution, outre la régulation publique qu'abhorrent les néo-libéraux, l'emploi reste encore l'une des régulations naturelles les plus fiables. Sauf que dans notre système actuel, moins de volume produit risque bien d'aboutir à moins d'emploi pour produire, d'où un accroissement des inégalités ne correspondant plus au rêve de Smith, c'est pourquoi la variable « emploi » de toute nouvelle production doit être observée de très près et qu'une politique publique volontariste en matière d'emploi doit permettre de compenser une décroissance en volume.
Enfin, quand bien même une production conduirait à une décroissance en valeur, si la variable « bien-être » retiré par ladite production est elle-même augmentée, nos besoins n'en seront que mieux satisfaits pour moins d'argent nécessaire, car finalement à quoi d'autres rattachons-nous la consommation qu'à l'amélioration de notre bien-être ?
Alors quand on parle de développement durable, de quel développement s'agit-il ? D'un développement productif en volume pour nous assurer l'abondance ? Nous n'avons pas les ressources naturelles suffisantes. D'un développement productif en valeur pour toujours plus de richesse ? Pourquoi pas si cette richesse est bien répartie, mais le principal demeure le développement du bien-être, de l'emploi et la réduction voire la rupture totale des externalités négatives, pour que notre activité productive soit justement durable. Le terme « développement » est donc trompeur dans la mesure où il renvoi à une idée de croissance volumétrique globale et continue alors que l'avenir des activités productives sera fait d'un mélange de croissance et de décroissance selon les productions et selon les variables de chaque production, c'est pourquoi le terme « évolution » est plus juste. Quant au terme « durable », rappelons encore une fois que l'activité productive n'est pas statique, qu'elle a beaucoup évolué depuis Smith et qu'au gré des découvertes scientifiques elle évoluera encore, pourvu qu'elle réponde au moins aux besoins fondamentaux des populations du monde, c'est pourquoi le terme « soutenable » est préférable car 10% de chômage en France, 20% en Espagne, 30% dans les pays baltes et bien plus encore en Afrique, est-ce bien soutenable ?
La calculatrice utilisée pour l'illustration de ce dossier fonctionne avec une pile à eau.
Vous allez me dire, cette fatalité ressemble à de la décroissance... Une décroissance en volume, sans aucun doute oui, mais une décroissance en valeur pas forcément. En effet notre inquiétude envers la notion de « décroissance » est bien liée à une crainte de paupérisation, de baisse du pouvoir d'achat et donc de moindre niveau de vie, mais si nous retirons la même richesse voire toujours un petit peu plus de notre activité productive, tout va bien ! Enfin tout va bien, reste la question de répartition de cette richesse pour qu'elle profite à tous (d’où la notion par exemple de commerce équitable) et en matière de redistribution, outre la régulation publique qu'abhorrent les néo-libéraux, l'emploi reste encore l'une des régulations naturelles les plus fiables. Sauf que dans notre système actuel, moins de volume produit risque bien d'aboutir à moins d'emploi pour produire, d'où un accroissement des inégalités ne correspondant plus au rêve de Smith, c'est pourquoi la variable « emploi » de toute nouvelle production doit être observée de très près et qu'une politique publique volontariste en matière d'emploi doit permettre de compenser une décroissance en volume.
Enfin, quand bien même une production conduirait à une décroissance en valeur, si la variable « bien-être » retiré par ladite production est elle-même augmentée, nos besoins n'en seront que mieux satisfaits pour moins d'argent nécessaire, car finalement à quoi d'autres rattachons-nous la consommation qu'à l'amélioration de notre bien-être ?
Alors quand on parle de développement durable, de quel développement s'agit-il ? D'un développement productif en volume pour nous assurer l'abondance ? Nous n'avons pas les ressources naturelles suffisantes. D'un développement productif en valeur pour toujours plus de richesse ? Pourquoi pas si cette richesse est bien répartie, mais le principal demeure le développement du bien-être, de l'emploi et la réduction voire la rupture totale des externalités négatives, pour que notre activité productive soit justement durable. Le terme « développement » est donc trompeur dans la mesure où il renvoi à une idée de croissance volumétrique globale et continue alors que l'avenir des activités productives sera fait d'un mélange de croissance et de décroissance selon les productions et selon les variables de chaque production, c'est pourquoi le terme « évolution » est plus juste. Quant au terme « durable », rappelons encore une fois que l'activité productive n'est pas statique, qu'elle a beaucoup évolué depuis Smith et qu'au gré des découvertes scientifiques elle évoluera encore, pourvu qu'elle réponde au moins aux besoins fondamentaux des populations du monde, c'est pourquoi le terme « soutenable » est préférable car 10% de chômage en France, 20% en Espagne, 30% dans les pays baltes et bien plus encore en Afrique, est-ce bien soutenable ?
La calculatrice utilisée pour l'illustration de ce dossier fonctionne avec une pile à eau.
Rédigé par Yann Gaudin le Jeudi 31 Décembre 2009 à 07:53
Croissance en volume ? Croissance en valeur ? Croissance en emploi ? Croissance en bien-être ? Réfléchissons sérieusement avant de faire les bons choix pour chacun de nos besoins de vie moderne. Prenons quelques exemples…
Le besoin « téléphoner dans la rue » était jusqu'aux années 90 satisfait par les cabines téléphoniques. À mesure que la production de téléphones portables s'est développée, celle des cabines téléphoniques s'est nettement réduite mais l'activité productive a été largement supplémentaire aussi bien en volume (des milliards de téléphones produits, des millions d'antennes produites), en valeur (des milliards de valeur créée), en emploi (des millions d'emplois d'ouvriers, cadres, vendeurs, installateurs d'antennes, etc...) en bien-être (pouvoir téléphoner librement de n'importe où) mais aussi en... externalités négatives (toxicité des ondes, épuisement des ressources en lithium, dégradation de l'environnement par l'exploitation du lithium, etc...).
Le besoin « se déplacer entre deux points » a été largement satisfait jusqu'ici par l'automobile individuelle mais nous savons maintenant qu'il y urgence à réduire les externalités négatives de cette activité productive (prédation du pétrole, CO² et autres gaz toxiques, etc...). Tout le monde pense donc aux transports en commun, sauf qu'il y a substitution de toutes les autres variables : volume en baisse (moins de véhicules à produire), valeur en baisse (valeur moindre pour un bus de 50 personnes que 50 automobiles), emploi en baisse (beaucoup moins d'ouvriers dans l'industrie automobile, moins de transport de véhicules, moins de vente et d'assurance, etc...) et bien-être en baisse (moindre liberté de mouvement, moindre confort intérieur).
Le besoin « se vêtir » est passé d'une satisfaction semi-artisanale (produits locaux de qualité) à une satisfaction de masse (produits asiatiques au moindre coût) avec une activité productive supplémentaire en matière de volume, compensatrice en matière de valeur et de bien-être mais substitutive en France concernant l'emploi, de par la mécanisation puis la concurrence des productions asiatiques. Il est fort probable que les externalités négatives aient été au mieux « compensées », au pire supplémentaires du fait de l'augmentation de volume et donc de surexploitation des régions productrices de coton par exemple, sans parler de la prédation de pétrole via la production de textile synthétique...
Le besoin « disposer d'énergie » a été (trop) longtemps satisfait par la seule production de charbon, de pétrole ou de gaz. Désormais nous attendons beaucoup des énergies renouvelables, trop peut-être ? En effet, dès lors que la matière première devient gratuite (soleil, vent, courant marin), la variable emploi ne sera pas compensée (réduction des effectifs nécessaires à la chaîne productive) ni la variable bien-être (mitage du champ visuel et dérangement sonore des éoliennes). De nouvelles externalités négatives apparaissent (production toxique de panneaux solaires) et en l'état actuel de la science, les variables volume et donc valeur sont très loin d'être au moins compensées.
Le besoin « isolation thermique des bâtiments », besoin croissant à mesure que nous souhaitons justement réduire les externalités négatives des hydrocarbures (le chauffage représente 25% de la consommation d'énergie), ne sera pas un supplément d'activité productive dans la mesure où les travaux d'isolation ne sont valorisés qu'à la construction, par les seules entreprises de gros et second œuvre, là où la filière chauffage emploi de nombreux intervenants (emplois de la production pétrolière/gazière/électrique, emplois de la revente pétrolière/gazière/électrique, ouvriers de la fabrication de chaudières et radiateurs, plombiers-chauffagistes, etc.), du coup les variables volume et valeur (30% de richesses en moins sur 50 ans pour une habitation) sont substituées mais non compensées donc encore moins supplémentées, la variable emploi en prend un coup et la redistribution des richesses plus concentrée sur quelques individus productifs. Reste la variable bien-être qui est compensée et la variable externalités négatives bien entendu diminuée significativement.
À suivre...
Le besoin « se déplacer entre deux points » a été largement satisfait jusqu'ici par l'automobile individuelle mais nous savons maintenant qu'il y urgence à réduire les externalités négatives de cette activité productive (prédation du pétrole, CO² et autres gaz toxiques, etc...). Tout le monde pense donc aux transports en commun, sauf qu'il y a substitution de toutes les autres variables : volume en baisse (moins de véhicules à produire), valeur en baisse (valeur moindre pour un bus de 50 personnes que 50 automobiles), emploi en baisse (beaucoup moins d'ouvriers dans l'industrie automobile, moins de transport de véhicules, moins de vente et d'assurance, etc...) et bien-être en baisse (moindre liberté de mouvement, moindre confort intérieur).
Le besoin « se vêtir » est passé d'une satisfaction semi-artisanale (produits locaux de qualité) à une satisfaction de masse (produits asiatiques au moindre coût) avec une activité productive supplémentaire en matière de volume, compensatrice en matière de valeur et de bien-être mais substitutive en France concernant l'emploi, de par la mécanisation puis la concurrence des productions asiatiques. Il est fort probable que les externalités négatives aient été au mieux « compensées », au pire supplémentaires du fait de l'augmentation de volume et donc de surexploitation des régions productrices de coton par exemple, sans parler de la prédation de pétrole via la production de textile synthétique...
Le besoin « disposer d'énergie » a été (trop) longtemps satisfait par la seule production de charbon, de pétrole ou de gaz. Désormais nous attendons beaucoup des énergies renouvelables, trop peut-être ? En effet, dès lors que la matière première devient gratuite (soleil, vent, courant marin), la variable emploi ne sera pas compensée (réduction des effectifs nécessaires à la chaîne productive) ni la variable bien-être (mitage du champ visuel et dérangement sonore des éoliennes). De nouvelles externalités négatives apparaissent (production toxique de panneaux solaires) et en l'état actuel de la science, les variables volume et donc valeur sont très loin d'être au moins compensées.
Le besoin « isolation thermique des bâtiments », besoin croissant à mesure que nous souhaitons justement réduire les externalités négatives des hydrocarbures (le chauffage représente 25% de la consommation d'énergie), ne sera pas un supplément d'activité productive dans la mesure où les travaux d'isolation ne sont valorisés qu'à la construction, par les seules entreprises de gros et second œuvre, là où la filière chauffage emploi de nombreux intervenants (emplois de la production pétrolière/gazière/électrique, emplois de la revente pétrolière/gazière/électrique, ouvriers de la fabrication de chaudières et radiateurs, plombiers-chauffagistes, etc.), du coup les variables volume et valeur (30% de richesses en moins sur 50 ans pour une habitation) sont substituées mais non compensées donc encore moins supplémentées, la variable emploi en prend un coup et la redistribution des richesses plus concentrée sur quelques individus productifs. Reste la variable bien-être qui est compensée et la variable externalités négatives bien entendu diminuée significativement.
À suivre...
Rédigé par Yann Gaudin le Mardi 29 Décembre 2009 à 08:34
Adam Smith avait rêvé d'une « main invisible », une autorégulation dans les échanges économiques qui permettrait à chaque citoyen d'en retirer à terme un profit équitable pour son intérêt individuel. Beaucoup de libéraux ont rêvé avec lui depuis 2 siècles de cette liberté totale, sans intervention du tiers public, qui mènerait le monde et chaque individu le composant vers toujours plus de progrès. La « main invisible », intervention divine de l'homme pour l'homme, permettant à tous de s'exonérer de toute réflexion politique étant donné que le dessein de chacun s'inscrirait naturellement dans une amélioration continue grâce au seul marché, aux seuls échanges destinés à satisfaire nos besoins. Produisez et consommez, le marché fera le reste !
Hélas, nous savons aujourd'hui que cette théorie était bien simpliste au regard des inégalités cruelles des peuples du monde, d'une économie productive à géométrie très variable provenant de systèmes sociaux également très polymorphes, d'innovations inimaginables à l'époque de Smith et qui ont pourtant radicalement modifié la nature de nos besoins, enfin que dire des dégâts écologiques qu'engendre notre « marché » mondial de la production/consommation : épuisement des ressources naturelles productives et nutritives, pollutions morbides, mutations climatiques, réduction de la biodiversité, etc...
En vérité Smith avait omis que sa main avait 5 doigts ! En effet, un marché n'est autre qu'un échange de productions mais les productions évoluant au rythme des innovations, le marché n'est donc pas statique dans la nature des productions échangées. Or toute nouvelle production s'inscrit dans un flux productif qui revient à un transfert de charges, lequel transfert aboutit à 5 variables - et non à la seule variable « prix » ! - qui, multipliées par autant de productions présentes sur le marché, représentent donc la mécanique des flux productifs. Ces 5 variables sont :
• La valeur, reposant sur la notion de prix d'un produit sur le marché.
• Le volume, reposant sur la notion de quantité à produire pour satisfaire le marché.
• L'emploi, reposant sur les techniques de production dudit produit.
• Le bien-être, relié à la manière du produit de satisfaire notre besoin.
• Les externalités négatives, conséquences plus ou moins directes et lointaines dans le temps d'une production.
Ensuite apparaît un autre élément essentiel dans la régulation du marché, c'est la dynamique des flux productifs, autrement dit l'évolution à la hausse ou à la baisse de chacune des 5 variables. Nous pouvons les simplifier en 4 types d'évolution : le supplément, la compensation, la substitution et la rupture totale.
• Le supplément correspond à une hausse significative de la variable d'un produit comparé à un autre produit satisfaisant le même besoin.
• La compensation correspond à une stagnation de la variable entre deux produits.
• La substitution correspond à une diminution de variable d'un produit comparé au produit substitué, en réalité le terme « substitution » provient de la satisfaction continue d'un besoin mais d'une diminution des variables productives.
• La rupture totale enfin correspond à l'arrêt complet d'une production et donc de toutes ses variables.
A suivre…
En vérité Smith avait omis que sa main avait 5 doigts ! En effet, un marché n'est autre qu'un échange de productions mais les productions évoluant au rythme des innovations, le marché n'est donc pas statique dans la nature des productions échangées. Or toute nouvelle production s'inscrit dans un flux productif qui revient à un transfert de charges, lequel transfert aboutit à 5 variables - et non à la seule variable « prix » ! - qui, multipliées par autant de productions présentes sur le marché, représentent donc la mécanique des flux productifs. Ces 5 variables sont :
• La valeur, reposant sur la notion de prix d'un produit sur le marché.
• Le volume, reposant sur la notion de quantité à produire pour satisfaire le marché.
• L'emploi, reposant sur les techniques de production dudit produit.
• Le bien-être, relié à la manière du produit de satisfaire notre besoin.
• Les externalités négatives, conséquences plus ou moins directes et lointaines dans le temps d'une production.
Ensuite apparaît un autre élément essentiel dans la régulation du marché, c'est la dynamique des flux productifs, autrement dit l'évolution à la hausse ou à la baisse de chacune des 5 variables. Nous pouvons les simplifier en 4 types d'évolution : le supplément, la compensation, la substitution et la rupture totale.
• Le supplément correspond à une hausse significative de la variable d'un produit comparé à un autre produit satisfaisant le même besoin.
• La compensation correspond à une stagnation de la variable entre deux produits.
• La substitution correspond à une diminution de variable d'un produit comparé au produit substitué, en réalité le terme « substitution » provient de la satisfaction continue d'un besoin mais d'une diminution des variables productives.
• La rupture totale enfin correspond à l'arrêt complet d'une production et donc de toutes ses variables.
A suivre…
Rédigé par Yann Gaudin le Lundi 28 Décembre 2009 à 08:30
Agenda Terre Démocrate
-
Réunion des animateurs
le 13/03/2010 http://13/03/2010 14:00 - Agenda Terre Démocrate
Dernières contributions
Documents de travail
Forum du groupe
Wiki du groupe
Annonces Nationales
Ateliers Terre Démocrate
Archives du groupe
Nuages de Tags
Actifs
Agriculture
Batteries lithium
Biodiversité
bioplastique
Chômage
Cigarettes
Citroën
Contrat d'avenir
Croissance économique
Création d'emplois
Demandeurs d'emploi
Destructions d'emplois
Décroissance
Délocalisations
Développement durable
Emploi
Externalités négatives
Filière chauffage
Grenelle de l'environnement
Industrie du tabac
Lien PIB emploi
Mac Do
Mad Donald's
Main invisible
Métiers
NicVax
Néo-libéralisme
Peugeot
PIB
Population active
PSA
Recyclage
Salariés
Secteurs d'activité
Sous-traitants automobiles
Tabac
Travail
Ultra-libéralisme
évolution soutenable
© Terre Démocrate, 2009
L'utilisation des informations de ce site est soumise à la licence Creative Commons 2.0 type BY-NC-SA.
L'utilisation des informations de ce site est soumise à la licence Creative Commons 2.0 type BY-NC-SA.




































