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On parle beaucoup de la nécessité de la parité. Des listes de mesures existent dans certains programmes de partis ou de think tanks. A Terre Démocrate, nous voulons procéder différemment.
Au delà de la liste de recommandations, nous aimerions nous faire l'écho de bonnes pratiques, d'expériences intéressantes.
Pour cela, nous avons sorti notre loupe de détectives : nous écumons l'actualité, les articles de presse, nous allons interviewer les acteurs de terrain. Nous étudions,les informations d'où qu'elles viennent.
C'est de ce terreau fertile que nous voulons extraire des idées innovantes, puis étudier leur faisabilité à une plus grande échelle. Si vous avez connaissance d'expériences réussies, n'hésitez pas à nous les communiquer, nous irons voir cela de plus près.
Merci par avance...
Pour cela, nous avons sorti notre loupe de détectives : nous écumons l'actualité, les articles de presse, nous allons interviewer les acteurs de terrain. Nous étudions,les informations d'où qu'elles viennent.
C'est de ce terreau fertile que nous voulons extraire des idées innovantes, puis étudier leur faisabilité à une plus grande échelle. Si vous avez connaissance d'expériences réussies, n'hésitez pas à nous les communiquer, nous irons voir cela de plus près.
Merci par avance...
Suite à l'état des lieux concernant l'égalité et la parité hommes-femmes, je devais identifier les « noeuds de résistance », ensuite établir quelques recommandations. Les entretiens menés avec les syndicats (CFDT-CFE/CGC-CFTC) furent riches d'enseignements. J'ai consulté certaines ambassades et je remercie particulièrement l'Ambassade de Suède en France pour sa fructueuse coopération. Sincèrement, la situation inégalitaire de fait mérite qu'on s'en occupe. Comment rendre effective la parité hommes-femmes? Sur quels leviers politiques appuyer? L'exercice consiste à identifier les « rares » cas de bonnes pratiques, de bien comprendre le modèle pour ensuite essayer de le généraliser à l'ensemble de la société. Comment dissoudre les noeuds de résistance, qui font que les femmes sont absentes des Conseils d'Administration et de l'Assemblée Nationale? Théoriser à outrance cette thématique de parité et d'égalité reviendrait à produire une thèse de doctorat, ce qui n'est pas l'objectif.
Voici ce que je propose et j'invite chaque adhérent de notre club à pratiquer le débat démocratique. Trois leviers sont à mettre en œuvre :
1 - les services d'accueil à l'enfance,
2 - l'assurance parentale issue du modèle suédois et
3 - une incitation fiscale pour les entreprises (système de bonus/malus).
Une autre piste est à envisager, à savoir la mise en place d'une stratégie au niveau de l'Education Nationale. Des études montrent que les enseignants ne s'adressent pas à un enfant de la même manière en fonction du genre. Si on distingue au stade de l'enfance, il est alors « naturel » (=convenu) de distinguer 40 ans plus tard. J'envisage la consultation d'un médecin pédo-psychiatre pour trouver une approche alternative.
Voici ce que je propose et j'invite chaque adhérent de notre club à pratiquer le débat démocratique. Trois leviers sont à mettre en œuvre :
1 - les services d'accueil à l'enfance,
2 - l'assurance parentale issue du modèle suédois et
3 - une incitation fiscale pour les entreprises (système de bonus/malus).
Une autre piste est à envisager, à savoir la mise en place d'une stratégie au niveau de l'Education Nationale. Des études montrent que les enseignants ne s'adressent pas à un enfant de la même manière en fonction du genre. Si on distingue au stade de l'enfance, il est alors « naturel » (=convenu) de distinguer 40 ans plus tard. J'envisage la consultation d'un médecin pédo-psychiatre pour trouver une approche alternative.
Bonjour à toi, visiteur ou visiteuse qui t’intéresse à la parité !
On en parle depuis longtemps et elle n'est toujours pas entrée dans les mœurs. Pourtant depuis 1968, les écoles sont mixtes en France. Alors, cela signifie-t-il que cela n'a pas fait évoluer les mentalités ? Ou faut-il y voir encore le poids de ceux qui n'ont jamais connu la mixité dans leur formation ? Comment faire reculer des pratiques si fortement ancrées ?
C'est à ces questions que nous essayons de répondre, de façon très pragmatique, car nous croyons qu'il est temps que l'égalité entre les hommes et les femmes ne pose plus problème. Dans un pays dont la devise est : « liberté, égalité, fraternité », c'est un sujet qui ne devrait plus être en discussion.
Alors, cher visiteur, chère visiteuse, si tu as envie de partager tes idées avec nous, n'hésite pas à utiliser ce blog pour nous envoyer ta contribution.
C'est à ces questions que nous essayons de répondre, de façon très pragmatique, car nous croyons qu'il est temps que l'égalité entre les hommes et les femmes ne pose plus problème. Dans un pays dont la devise est : « liberté, égalité, fraternité », c'est un sujet qui ne devrait plus être en discussion.
Alors, cher visiteur, chère visiteuse, si tu as envie de partager tes idées avec nous, n'hésite pas à utiliser ce blog pour nous envoyer ta contribution.
un responsable de la CGC nous donne son impression sur les constats d'aujourd'hui et ce qu'il faudrait faire
Les « nœuds de résistance » à la parité :
La discrimination existe à tous les niveaux en entreprise : âge, sexe, couleur de peau.
Le machisme est encore bien présent. Le comportement d'une femme n'est pas assez apprécié, car elle est souvent rebelle en entreprise.
On constate aussi qu’il est difficile de trouver des femmes à des postes « haut de gamme », car « elles ne veulent pas y aller ». Elles doutent au fond d'elles-mêmes, d'être à la hauteur d’un poste haut de gamme, alors qu'elles en ont la capacité
La maternité est un problème pour elles aussi : elles ont le devoir de s'occuper en plus de les avoir portés. Il leur faut trouver un compromis horaire entre le travail et les enfants, et c’est une compliqué à organiser..
Enfin, comme les femmes trouvent plus difficilement à un emploi, elles acceptent d'être rémunérées 20 % de moins.
Les recommandations :
Les femmes doivent se faire violence pour atteindre la parité hommes-femmes effective.
On pourrait imaginer une incitation fiscale pour les entreprises qui, à l'embauche, respectent la parité.
Il faudrait aussi favoriser la création des crèches dans les zones de travail (ZA, ZI, pôles de compétitivité, etc). Les collectivités locales, Caisses d'Allocations Familiales, les salariés, les entreprises financeraient.
La discrimination existe à tous les niveaux en entreprise : âge, sexe, couleur de peau.
Le machisme est encore bien présent. Le comportement d'une femme n'est pas assez apprécié, car elle est souvent rebelle en entreprise.
On constate aussi qu’il est difficile de trouver des femmes à des postes « haut de gamme », car « elles ne veulent pas y aller ». Elles doutent au fond d'elles-mêmes, d'être à la hauteur d’un poste haut de gamme, alors qu'elles en ont la capacité
La maternité est un problème pour elles aussi : elles ont le devoir de s'occuper en plus de les avoir portés. Il leur faut trouver un compromis horaire entre le travail et les enfants, et c’est une compliqué à organiser..
Enfin, comme les femmes trouvent plus difficilement à un emploi, elles acceptent d'être rémunérées 20 % de moins.
Les recommandations :
Les femmes doivent se faire violence pour atteindre la parité hommes-femmes effective.
On pourrait imaginer une incitation fiscale pour les entreprises qui, à l'embauche, respectent la parité.
Il faudrait aussi favoriser la création des crèches dans les zones de travail (ZA, ZI, pôles de compétitivité, etc). Les collectivités locales, Caisses d'Allocations Familiales, les salariés, les entreprises financeraient.
Six points sont remarquables ; ils concernent :
o la lutte contre la violence envers les femmes (« lancer un mandat européen de protection des victimes »),
o les droits sexuels et reproductifs (« la reconnaissance de l’autonomie physique et sexuelle totale des femmes est une condition sine qua non des politiques de lutte contre la violence envers les femmes »),
o la lutte contre le trafic des êtres humains (« représente l’instrument juridique européen le plus puissant pour lutter contre cette nouvelle forme d’esclavage »),
o l'introduction d'un congé de paternité au niveau européen (« soutenir toute démarche visant à instaurer un congé de paternité au niveau européen »),
o l'égalité salariale (demande de révision de la législation)
o l'égalité des genres dans les postes à responsabilité.
Pierre-Franck Herbinet
o la lutte contre la violence envers les femmes (« lancer un mandat européen de protection des victimes »),
o les droits sexuels et reproductifs (« la reconnaissance de l’autonomie physique et sexuelle totale des femmes est une condition sine qua non des politiques de lutte contre la violence envers les femmes »),
o la lutte contre le trafic des êtres humains (« représente l’instrument juridique européen le plus puissant pour lutter contre cette nouvelle forme d’esclavage »),
o l'introduction d'un congé de paternité au niveau européen (« soutenir toute démarche visant à instaurer un congé de paternité au niveau européen »),
o l'égalité salariale (demande de révision de la législation)
o l'égalité des genres dans les postes à responsabilité.
Pierre-Franck Herbinet
Savez-vous pourquoi certaines femmes cumulent plusieurs postes d'administratrices dans les CA ? La réponse est sans détour: elles sont trop peu nombreuses!
En France, le constat de la parité hommes-femmes est édifiant. Les femmes peuplent majoritairement la France et elles constituent 53 % de l’électorat. L’écart de salaire entre les femmes et les hommes avoisine les 20 %. Le niveau d’éducation féminin a rejoint, même dépassé celui des hommes. Le taux de chômage des femmes est plus élevé. L’accès des femmes aux responsabilités se heurte à la résistance du « plafond de verre » . Riche de cet enseignement, comment améliorer la situation?
Bien que l'égalité soit un principe fondamentalement ancré dans l’histoire de la construction européenne, l'égalité hommes-femmes reste à établir dans nos vies. Si l’égalité est une composante majeure de l’essor économique, malheureusement, trop souvent, les entreprises et les administrations ont de bonnes excuses pour refuser aux femmes l'accès aux responsabilités qu'elles méritent, pourtant! Qui dit « mise en lumière des bonnes pratiques », dit s'affranchir des « mauvaises » et les bannir à jamais. A la question stupide « mais qui va garder les enfants? », fuse la réponse (bourgeoise, souvent), « si vous pouvez me l'épargner! ». Pour faire évoluer les mentalités, il s'agit de réaliser le bon diagnostic en favorisant la méthode de l'approche globale, sans oublier d'effectuer un travail de veille chez nos voisins européens (pays nordiques), qui brillent par l'exemplarité de la politique en faveur de la parité. La Suède et la Norvège sont des exemples, dont la France a le devoir de s'inspirer. L'objectif est bien de s'attaquer aux causes, c'est-à-dire les « racines du mal » pour éradiquer la discrimination sexiste (et donc l'accès aux femmes aux postes à responsabilité).
La stratégie passe surtout par l'éducation dès les premières années pour prévenir la construction des stéréotypes. En « copiant » le système de la parité en Suède et en Norvège, peut-être arriverons-nous à moderniser le fonctionnement franco-français de nos institutions « grippées » par tant de conservatisme. Grâce à l'exercice des principes démocratiques, ces pays, même si les inégalités persistent, ont su surmonter les obstacles, qui sont les nôtres en France. Savez-vous, ce que pesanteur sociale veut dire ?
La stratégie passe surtout par l'éducation dès les premières années pour prévenir la construction des stéréotypes. En « copiant » le système de la parité en Suède et en Norvège, peut-être arriverons-nous à moderniser le fonctionnement franco-français de nos institutions « grippées » par tant de conservatisme. Grâce à l'exercice des principes démocratiques, ces pays, même si les inégalités persistent, ont su surmonter les obstacles, qui sont les nôtres en France. Savez-vous, ce que pesanteur sociale veut dire ?
Rêves. C'est fou comme, en ce moment, tout le monde s'intéresse aux femmes...
Hier mardi, au siège du groupe Publicis, qui a récemment pris le contrôle du Women's Forum créé par Aude de Thuin, Maurice Lévy en personne était venu parler devant un parterre de sponsors et de partenaires. « Moi qui suis habitué à parler en public, je suis un peu gêné de parler devant tant de femmes à la fois », a commencé par s'excuser, en jouant au jeune homme timide, ce grand gourou de la communication qui fréquente les plus hautes sphères du pouvoir. Maurice Lévy a pris le pari que le débat sur la place des femmes allait s'amplifier, et qu'il y avait là un marché à conquérir. « Je rêve de faire du Women's Forum quelque chose d'aussi incontournable et d'aussi magique que Davos », a-t-il annoncé à un auditoire conquis d'avance.
Pour le président du directoire de Publicis, par ailleurs grand ordonnateur de Davos et membre de son conseil d'administration, les idées et le business ne peuvent qu'aller de pair. « Tout cela n'a d'intérêt que si on a fait avancer une cause avec des idées originales », a-t-il déclaré. Et d'évoquer le souvenir d'une rencontre historique, dans la station des Grisons, entre Frédéric de Klerk et Nelson Mandela, à une époque où il n'était pas encore question que ce dernier devienne président. « C'est une nouvelle gouvernance de l'Afrique du sud qui a pris forme devant nous, raconte Maurice Lévy. C'est cette ambition qui m'anime, pouvoir se dire qu'on a été un peu utiles ».
Réalités. Le moins qu'on puisse dire est qu'il y a du pain sur la planche, et pour longtemps encore, si l'on en croit une étude du cabinet de conseil américain Bain & Company, qui se positionne aussi sur le sujet. Il est vrai qu'il est présidé une femme hors du commun, Orit Gadiesh. « 70% des salariés pensent que les efforts des entreprises pour promouvoir la parité hommes/femmes sont inefficaces », annoncent les auteurs de l'enquête - un sondage mondial - parue le 4 février. Un travail intéressant, au moins sous deux aspects. D'abord, parce qu'il remet en perspective quelques données chiffrées qu'on a tendance à oublier. Primo : « en Europe, 6 des 8 millions de nouveaux postes créés depuis 2000 sont occupés par des femmes ». Secundo : « les diplômés de l'enseignement supérieur en Europe et aux Etats-Unis sont à 60% des femmes ». Tertio : « Il n'y a que 3% de femmes dirigeantes parmi les entreprises du Fortune 500 » - le dernier point s'appuyant donc sur une statistique américaine, sans doute par charité envers cette pauvre Europe, où un tel pourcentage ferait déjà figure de bonne nouvelle !
Deuxième intérêt de l'étude Bain : elle met en évidence le fossé qui sépare l'opinion des hommes (aux commandes) des femmes (qui aimeraient bien y être). Non par manque de bonne volonté, puisque lorsqu'on les interroge, « près de 80% des femmes et des hommes sont convaincus des bénéfices de la parité hommes-femmes ». Mais pour des raisons de perception : les uns ne voient pas où est le problème, les autres, si. Pour 66% des hommes, « les femmes ont les mêmes chances qu'eux », alors que les femmes ne sont que 30% à partager ce point de vue. Cherchez l'erreur. Il est dès lors tout à fait logique que parmi les sondés, 48% seulement considèrent que la parité doit « faire partie des objectifs business de leur société », tandis que les sondées, elles, plébiscitent cette idée à 84%.
Rêves. A la lecture de ce document, on apprend que beaucoup d'entreprises mettent en œuvre des « mesures coûteuses » en faveur de la parité, mais sans que cela améliore le taux de féminisation des postes à responsabilité ! La pièce est certainement à verser au débat sur les quotas, même si la proposition de loi de Marie-Jo Zimmermann, dont les sénateurs doivent débattre après le vote des députés, ne porte pas sur les comités exécutifs, mais sur les conseils d'administration. Clarisse Reille, présidente de l'association Grandes écoles au féminin (GEF), en profite pour faire monter la pression. Elle a réclamé, le 8 février, que ce texte qui impose des quotas soit élargi aux Grands Corps de l'Etat, comme l'Inspection des finances ou la Cour des comptes, et à toutes les instances économiques qui bénéficient d'un soutien de l'Etat, ce qui ferait beaucoup de monde, depuis les chambres de commerce et d'industrie jusqu'aux pôles de compétitivité.
Rêve, ou réalité? Dans ce contexte, la rumeur d'une nomination d'Anne-Marie Idrac à la tête de la Cour des comptes circule ces derniers jours. A 59 ans, cette ancienne « juppette », aujourd'hui secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur, énarque et juriste de formation, est loin de manquer d'expérience. Deux fois ministre, cette centriste a dirigé la ville nouvelle de Cergy Pontoise. Elle a également présidé la RATP et la SNCF, deux postes difficiles qu'elle était la première femme à occuper, et dont elle s'est sortie de manière honorable. Elle ne ferait pas mauvaise figure en « successeur » (pas de féminin à ce mot !) de feu Philippe Seguin. Mais l'Elysée n'a pas encore choisi son positionnement sur ce sujet.
Pour le président du directoire de Publicis, par ailleurs grand ordonnateur de Davos et membre de son conseil d'administration, les idées et le business ne peuvent qu'aller de pair. « Tout cela n'a d'intérêt que si on a fait avancer une cause avec des idées originales », a-t-il déclaré. Et d'évoquer le souvenir d'une rencontre historique, dans la station des Grisons, entre Frédéric de Klerk et Nelson Mandela, à une époque où il n'était pas encore question que ce dernier devienne président. « C'est une nouvelle gouvernance de l'Afrique du sud qui a pris forme devant nous, raconte Maurice Lévy. C'est cette ambition qui m'anime, pouvoir se dire qu'on a été un peu utiles ».
Réalités. Le moins qu'on puisse dire est qu'il y a du pain sur la planche, et pour longtemps encore, si l'on en croit une étude du cabinet de conseil américain Bain & Company, qui se positionne aussi sur le sujet. Il est vrai qu'il est présidé une femme hors du commun, Orit Gadiesh. « 70% des salariés pensent que les efforts des entreprises pour promouvoir la parité hommes/femmes sont inefficaces », annoncent les auteurs de l'enquête - un sondage mondial - parue le 4 février. Un travail intéressant, au moins sous deux aspects. D'abord, parce qu'il remet en perspective quelques données chiffrées qu'on a tendance à oublier. Primo : « en Europe, 6 des 8 millions de nouveaux postes créés depuis 2000 sont occupés par des femmes ». Secundo : « les diplômés de l'enseignement supérieur en Europe et aux Etats-Unis sont à 60% des femmes ». Tertio : « Il n'y a que 3% de femmes dirigeantes parmi les entreprises du Fortune 500 » - le dernier point s'appuyant donc sur une statistique américaine, sans doute par charité envers cette pauvre Europe, où un tel pourcentage ferait déjà figure de bonne nouvelle !
Deuxième intérêt de l'étude Bain : elle met en évidence le fossé qui sépare l'opinion des hommes (aux commandes) des femmes (qui aimeraient bien y être). Non par manque de bonne volonté, puisque lorsqu'on les interroge, « près de 80% des femmes et des hommes sont convaincus des bénéfices de la parité hommes-femmes ». Mais pour des raisons de perception : les uns ne voient pas où est le problème, les autres, si. Pour 66% des hommes, « les femmes ont les mêmes chances qu'eux », alors que les femmes ne sont que 30% à partager ce point de vue. Cherchez l'erreur. Il est dès lors tout à fait logique que parmi les sondés, 48% seulement considèrent que la parité doit « faire partie des objectifs business de leur société », tandis que les sondées, elles, plébiscitent cette idée à 84%.
Rêves. A la lecture de ce document, on apprend que beaucoup d'entreprises mettent en œuvre des « mesures coûteuses » en faveur de la parité, mais sans que cela améliore le taux de féminisation des postes à responsabilité ! La pièce est certainement à verser au débat sur les quotas, même si la proposition de loi de Marie-Jo Zimmermann, dont les sénateurs doivent débattre après le vote des députés, ne porte pas sur les comités exécutifs, mais sur les conseils d'administration. Clarisse Reille, présidente de l'association Grandes écoles au féminin (GEF), en profite pour faire monter la pression. Elle a réclamé, le 8 février, que ce texte qui impose des quotas soit élargi aux Grands Corps de l'Etat, comme l'Inspection des finances ou la Cour des comptes, et à toutes les instances économiques qui bénéficient d'un soutien de l'Etat, ce qui ferait beaucoup de monde, depuis les chambres de commerce et d'industrie jusqu'aux pôles de compétitivité.
Rêve, ou réalité? Dans ce contexte, la rumeur d'une nomination d'Anne-Marie Idrac à la tête de la Cour des comptes circule ces derniers jours. A 59 ans, cette ancienne « juppette », aujourd'hui secrétaire d'Etat chargée du commerce extérieur, énarque et juriste de formation, est loin de manquer d'expérience. Deux fois ministre, cette centriste a dirigé la ville nouvelle de Cergy Pontoise. Elle a également présidé la RATP et la SNCF, deux postes difficiles qu'elle était la première femme à occuper, et dont elle s'est sortie de manière honorable. Elle ne ferait pas mauvaise figure en « successeur » (pas de féminin à ce mot !) de feu Philippe Seguin. Mais l'Elysée n'a pas encore choisi son positionnement sur ce sujet.
Nœuds de résistance
La maternité. Le désir de procréer. Lors de l'entretien d'embauche, la question: « avez-vous l'intention d'avoir des enfants? », adressée à une femme est systématique. Si la femme répond par la positive, il y a une discrimination à l'embauche. Pour quelles raisons? Le congé maternité. La garde des enfants. Surtout sur Paris, un déficit de crèche est constaté. Quand les enfants seront malades, la collaboratrice aura la tête ailleurs, donc elle ne sera pas productive. « Mais qui va garder les enfants (sic)? »
Recommandations
Favoriser la création de structures d'accueil pour les enfants. Sachant qu'il est difficile de trouver une nourrice, sans oublier qu'il faut se plier à ses horaires, la recommandation essentielle s'oriente sur les crèches d'entreprises, qui sécurisent l'employeur et le collaborateur. Une incitation fiscale doit être mis en œuvre pour les entreprises, qui respectent les bonnes pratiques, une amende à barème progressif doit voir le jour pour les entreprises qui adoptent un comportement négatif.
Pierre-Franck Herbinet
La maternité. Le désir de procréer. Lors de l'entretien d'embauche, la question: « avez-vous l'intention d'avoir des enfants? », adressée à une femme est systématique. Si la femme répond par la positive, il y a une discrimination à l'embauche. Pour quelles raisons? Le congé maternité. La garde des enfants. Surtout sur Paris, un déficit de crèche est constaté. Quand les enfants seront malades, la collaboratrice aura la tête ailleurs, donc elle ne sera pas productive. « Mais qui va garder les enfants (sic)? »
Recommandations
Favoriser la création de structures d'accueil pour les enfants. Sachant qu'il est difficile de trouver une nourrice, sans oublier qu'il faut se plier à ses horaires, la recommandation essentielle s'oriente sur les crèches d'entreprises, qui sécurisent l'employeur et le collaborateur. Une incitation fiscale doit être mis en œuvre pour les entreprises, qui respectent les bonnes pratiques, une amende à barème progressif doit voir le jour pour les entreprises qui adoptent un comportement négatif.
Pierre-Franck Herbinet
En Finlande, les garçons ont trois heures de cours par semaine où ils peuvent choisir entre cuisine, ménage et repassage. Le manque de respect envers les filles n’existe pas.
En France, le sexisme vient de la jalousie des garçons car les filles sont meilleures. Or au départ les garçons ne sont pas moins doués, mais plus dissipés en classe. C’est pourquoi il faut contrecarrer leur mauvaise foi, expliquer que cette jalousie n’est pas admissible, et les pousser à travailler.
Le salaire inférieur de 25 % des femmes ne me choquerait pas si le calcul économique de l’entreprise tombait juste, c’est-à-dire si la baisse de rémunération qu’elle décide en fonction du nombre d’enfants que la salariée aura (pense-t-on) correspond réellement à la « perte » de l’entreprise. Il faudrait qu’il y ait compensation à un moment si la femme n’a eu aucun enfant ou moins que prévu.
Lorsqu’une femme sans homme dans sa vie est en difficulté financière ou sociale, l’administration ou son milieu professionnel lui mettra beaucoup plus souvent des bâtons dans les roues car inconsciemment on considère que personne ne la protège. Cela n’intervient pas quand quelque chose lui revient de plein droit, puisqu’elle aurait des recours juridiques, mais plutôt quand elle pourrait bénéficier de facilités. Et quand malgré tout on l’aide, c’est parce qu’elle a des enfants et on le fait en pensant aux enfants.
Alexandra A
En France, le sexisme vient de la jalousie des garçons car les filles sont meilleures. Or au départ les garçons ne sont pas moins doués, mais plus dissipés en classe. C’est pourquoi il faut contrecarrer leur mauvaise foi, expliquer que cette jalousie n’est pas admissible, et les pousser à travailler.
Le salaire inférieur de 25 % des femmes ne me choquerait pas si le calcul économique de l’entreprise tombait juste, c’est-à-dire si la baisse de rémunération qu’elle décide en fonction du nombre d’enfants que la salariée aura (pense-t-on) correspond réellement à la « perte » de l’entreprise. Il faudrait qu’il y ait compensation à un moment si la femme n’a eu aucun enfant ou moins que prévu.
Lorsqu’une femme sans homme dans sa vie est en difficulté financière ou sociale, l’administration ou son milieu professionnel lui mettra beaucoup plus souvent des bâtons dans les roues car inconsciemment on considère que personne ne la protège. Cela n’intervient pas quand quelque chose lui revient de plein droit, puisqu’elle aurait des recours juridiques, mais plutôt quand elle pourrait bénéficier de facilités. Et quand malgré tout on l’aide, c’est parce qu’elle a des enfants et on le fait en pensant aux enfants.
Alexandra A
Les quotas n’étaient pas forcément une mauvaise chose mais il n’aurait pas fallu mettre l’égalité parfaite, 50-50, plutôt quelque chose de l’ordre de 35 ou 40% minimum pour les femmes. J’étais sur une liste aux élections municipales de Roubaix en 2001 et nous avons eu du mal à en trouver. Je ne pense pas qu’elles ne s’intéressent pas à la politique, simplement elles ont peut-être moins le goût du pouvoir et comme ce sont elles qui assurent l’essentiel des tâches ménagères et qui en cas de séparation obtiennent majoritairement la garde des enfants, elles sont moins disponibles ; et puis pour s’investir dans la société elles vont plus facilement vers le milieu associatif. Du coup, sur certaines listes, on a casé la voisine, la cousine… et on a donc mis des femmes qui seront considérées comme des potiches. Déjà que pour une femme motivée le job de conseiller municipal n’est pas forcément évident, je n’ose pas imaginer ce que cela doit être pour quelqu’un qui n’a rien à y faire. Et cela ne fera pas avancer la cause des femmes en politique, de plus les femmes en question prendront la place d’hommes compétents.
Alexandra A
Alexandra A
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