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Forums Terre Démocrate
Réchauffement climatique Thouvenel Marie josé
Analyse scientifique d'un vrai scientifique qui ne se contente pas de vulgarisation plus ou moins crédible pour personnes qui n'y connaissent rien http://www.objectifliberte.fr/2009/09/rechauffement-climatiquecourtillot-expose-erreurs-du-giec.html steph
Bonjour,
M. Courtillot est certes scientifique, mais son truc, voyez-vous, c'est la géophysique du globe. Un pote à Allegre en somme... Il est globalement sceptique sur le réchauffement climatique. Les arguments sont toujours les mêmes : 1 - difficultés de la mesure de température moyenne 2 - sens de la notion même de température moyenne 3 - constat tendancieux (fonte des glaces, corrélations infondées...) 4 - modèles bourrés de paramètres plus ou moins bien maîtrisés avec des prises en compte de la complexité plus ou moins réaliste. Il le dit lui, même : il n'est pas un spécialiste du réchauffement. Cela relativise un peu son discours. Néanmoins, il pose de bonnes questions. Sur les points 1 et 2 : celle de la mesure de la température 'moyenne' sur le globe. A mon sens, il commet une erreur : il fait comme si toute la thermodynamique depuis Carnot était une idée vaporeuse ne reposant sur rien. Une température statistique, c'est peu ou prou ce qui est utilisé pour définir la température d'une source plus ou moins homogène. Oui, c'est difficile de faire une mesure de température, mais c'est le cas pour toutes mesures de température ! aucun capteur ne vous donnera exactement la température moyenne d'une pièce ! Pour la planète, je vous laisse imaginer ! Sur le point 3, je laisse répondre des personnes plus qualifiés n'étant pas allé moi-même vérifier que le constat semble aussi sombre qu'on le dit. Sur le point 4, je ne comprends pas comment on peut refuser les résultats d'un modèle. Qu'on critique les hypothèses, qu'on en analyse ces limites, bien entendu, mais refuser par principe, c'est étonnant, pour des scientifiques, car nous ne savons faire que cela. Modéliser à partir de l'observation pour espérer en déduire un comportement futur. Le passé ne sert qu'à nous projeter dans le futur. Rester les yeux dans le retroviseur ne nous apporte pas grand chose. Globalement, faire de la prospective est un art difficile. Les membres du GIEC ont eu l'audace d'essayer. Différents modèles ont été testés, avec leurs approximations et leur failles. Pour autant, tous nous indiquent dans quel sens souffle le vent. Bien entendu, il est possible qu'une erreur de modélisation puisse avoir de sérieux impacts sur les perspectives. Et finalement, on doit espérer qu'ils aient tort ou raté quelque chosecar sinon, pas de quoi être optimiste! Le 'consensus' du GIEC semble également être un pb pour M. Courtillot. Il a raison. Mais ce n'est pas une raison pour interroger un non-spécialiste et lui demander son avis. Un dernier point pour le moins discutable : les changements de climats seraient dus à un changement du rayonnement solaire. Pour le coup, les modèles développés reposent sur de la mécanique, qui même complexes et chaotiques dans le cas d'interaction multicorps, restent assez bien représentatifs. Sûr que les changements d'orbite, la precession de la Terre etc influence l'intensité et la répartition de l'énergie solaire sur la Terre. Et ce depuis longtemps, même le GIEC prend en compte cet effet. Mais tout mettre sur le dos du Soleil et nier l'impact de l'homme sur l'environnement et in fine le climat est, pour moi, un pb d'ordre psychanalytique : le déni. Pour finir : qu'est-ce qui est le plus irresponsable, politiquement parlant : - ne rien faire pour réduire nos émissions de GES et potentiellement aller dans le mur... - agir quitte à destabiliser un peu/bcp le système économique dans lequel nous vivons... Une chose est sure : si l'énergie maintenue sur Terre augmente, le seul moyen dont dispose ce système pour évacuer cette énergie est de monter en température, avec les conséquences qu'on peut deviner. Cordialement. Régis Pluchet
Les questions climatiques sont très complexes pour être traitées ici point par point. Mais on peut quand même se poser des questions et constater qu'il y a des scientifiques qui ne partagent pas l'opinion générale. Qu'ils soient climatologues ou non est une question mineure : la climatologie et surtout la paléoclimtalogie et la climatologie prospective ne relèvent pas d'une seule discipline scientifique. Tous ne sont pas du 'style Allègre' et beaucoup, contrairement à Allègre, sont à la fois conscients des désastres écologiques que notre mode de vie génère et de l'existence de problèmes climatiques. Ce qu'ils réfutent c'est l'idée d'un réchauffement global continu de la planète et les discours incohérents sur l'effet de serre. Il faut lire à ce sujet les travaux de Marcel Leroux, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement de l'Université de Grenoble, qu'il a dirigé de jusqu'à son décès en 2008. Ses travaux (et ceux du labo) sont toujours présentés sur le site du laboratoire :
http://lcre.univ-lyon3.fr/ On peut aussi trouver d'autres documents concernant les travaux de Leroux par une recherche sur Google. On peut lire aussi l'excellent livre de Yves Lenoir, Climat de panique, éd. Marcel Favre. Ingénieur de l'Ecole des mines, Lenoir n'est pas climatologue, mais physicien, mais son livre est une vulgarisation de travaux des meilleurs scientifiques sur cette question. Yves Lenoir est un écologiste militant depuis toujours. Coauteur de l'excellent roman Tchernobyl sur Seine, il est l'un des fondateurs de Terre Démocrate. membre de son comité scientifique... C'est tout dire. |
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