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Depuis quelques années, des études de plus en plus nombreuses sont publiées sur les risques de certains produits présents dans l’environnement et pouvant potentiellement augmenter, promouvoir ou accélérer certaines pathologies, cancéreuses ou dégénératives.
La préoccupation actuelle s’explique par le rapprochement de constats sanitaires et environnementaux.
À l’échelle individuelle, modification des expositions du fait de l’évolution des modes de vie et de la multitude de nouveaux produits issus du progrès technique.
La juxtaposition de ces constats sanitaires et environnementaux alimente la crainte de risques émergents non identifiés qui, à la différence des risques connus dépendant du comportement, seraient subis et non choisis par les individus.
Constats sanitaires
• Augmentation globale estimée de l’incidence des cancers en France de 63 % durant la période 1978-2000, 35 % si l’on prend en compte la part liée à l’augmentation et au vieillissement de la population.
Cette tendance est comparable à celle observée dans d’autres pays développés.
• Méconnaissance des facteurs de risque pour un certain nombre de localisations cancéreuses dont l’incidence continue de croître et qui ne sont pas ou peu liées aux facteurs de risque connus (tabagisme, alcoolisme, nutrition, obésité, virus) : par exemple lymphomes non hodgkiniens, tumeurs cérébrales, cancer du testicule), cancer du pancréas.
• Méconnaissance des facteurs de risque des cancers de l’enfant et de l’adolescent, qui sont des maladies rares et représentent 0,5 % de l’ensemble des cas de cancer. Mais leur incidence semble avoir augmenté durant les dernières décennies dans les pays développés et notamment en Europe.
Cet atelier de travail peut s’orienter dans des domaines sanitaires très divers, des radiations électromagnétiques, les risques chimiques, les nouvelles technologies telles les risques des nanomatériaux, etc.
Des substances retrouvées dans notre environnement quotidien, avec une action mimant les hormones, appelées les perturbateurs endocriniens et leurs risques sur la santé des femmes et des hommes, sur la diminution de leur fertilité et l’augmentation des cancers génitaux, et des malformations diverses sont particulièrement préoccupantes.
La notion de la bioaccumulation et de la potentialisation des différentes molécules que nous absorbons au cours de notre vie, dont certaines ont une durée de vie extrêmement longue ; les expositions durant des périodes particulièrement à risque que sont la grossesse pour le fœtus et l’exposition des très jeunes enfants doivent être non seulement plus étudiées mais aussi nécessitent une information du public qui doit pouvoir choisir, en fonction de connaissances actualisées.
Le cancer du sein pourrait aussi avoir une de ses origines dans l’exposition dès la vie intra-utérine à des taux d’œstrogènes importants :
Les pesticides organochlorés, biphényls polychlorés (PCB), composés phénoliques, bisphénol A et esters de phtalates, sont stockés dans les tissus graisseux des organismes vivants. Largement utilisés dans l’industrie comme surfactant dans les détergents, on les trouve aussi dans les peintures, les cosmétiques, et dans de nombreux plastiques.
L’un des buts de cet atelier est de réfléchir chacun dans le domaine qui lui est soit familier, soit qui l’intéresse en particulier, d’échanger les informations puis de pouvoir en tirer certaines conclusions d’actions pratiques à court et moyen terme.
Par exemple pouvoir rédiger des recommandations à proposer aux autorités sanitaires mais aussi aux sociétés savantes qui peuvent être un relai auprès des praticiens de santé et des associations de consommateurs telles 60 millions de consommateurs ou Que choisir ?
Avec le Réseau Environnement Santé, nous avons écrit une lettre aux gynécologues et pédiatres pour qu’ils mettent en garde leur patients sur les risques du bisphénol A.
Des recommandations pour les femmes enceintes peuvent aussi être rédigées et pourraient être incluses dans un livret de grossesse, etc.
J’attends avec impatience vos réflexions et contributions.
Marianne Buhler
• Augmentation globale estimée de l’incidence des cancers en France de 63 % durant la période 1978-2000, 35 % si l’on prend en compte la part liée à l’augmentation et au vieillissement de la population.
Cette tendance est comparable à celle observée dans d’autres pays développés.
• Méconnaissance des facteurs de risque pour un certain nombre de localisations cancéreuses dont l’incidence continue de croître et qui ne sont pas ou peu liées aux facteurs de risque connus (tabagisme, alcoolisme, nutrition, obésité, virus) : par exemple lymphomes non hodgkiniens, tumeurs cérébrales, cancer du testicule), cancer du pancréas.
• Méconnaissance des facteurs de risque des cancers de l’enfant et de l’adolescent, qui sont des maladies rares et représentent 0,5 % de l’ensemble des cas de cancer. Mais leur incidence semble avoir augmenté durant les dernières décennies dans les pays développés et notamment en Europe.
Cet atelier de travail peut s’orienter dans des domaines sanitaires très divers, des radiations électromagnétiques, les risques chimiques, les nouvelles technologies telles les risques des nanomatériaux, etc.
Des substances retrouvées dans notre environnement quotidien, avec une action mimant les hormones, appelées les perturbateurs endocriniens et leurs risques sur la santé des femmes et des hommes, sur la diminution de leur fertilité et l’augmentation des cancers génitaux, et des malformations diverses sont particulièrement préoccupantes.
La notion de la bioaccumulation et de la potentialisation des différentes molécules que nous absorbons au cours de notre vie, dont certaines ont une durée de vie extrêmement longue ; les expositions durant des périodes particulièrement à risque que sont la grossesse pour le fœtus et l’exposition des très jeunes enfants doivent être non seulement plus étudiées mais aussi nécessitent une information du public qui doit pouvoir choisir, en fonction de connaissances actualisées.
Le cancer du sein pourrait aussi avoir une de ses origines dans l’exposition dès la vie intra-utérine à des taux d’œstrogènes importants :
Les pesticides organochlorés, biphényls polychlorés (PCB), composés phénoliques, bisphénol A et esters de phtalates, sont stockés dans les tissus graisseux des organismes vivants. Largement utilisés dans l’industrie comme surfactant dans les détergents, on les trouve aussi dans les peintures, les cosmétiques, et dans de nombreux plastiques.
L’un des buts de cet atelier est de réfléchir chacun dans le domaine qui lui est soit familier, soit qui l’intéresse en particulier, d’échanger les informations puis de pouvoir en tirer certaines conclusions d’actions pratiques à court et moyen terme.
Par exemple pouvoir rédiger des recommandations à proposer aux autorités sanitaires mais aussi aux sociétés savantes qui peuvent être un relai auprès des praticiens de santé et des associations de consommateurs telles 60 millions de consommateurs ou Que choisir ?
Avec le Réseau Environnement Santé, nous avons écrit une lettre aux gynécologues et pédiatres pour qu’ils mettent en garde leur patients sur les risques du bisphénol A.
Des recommandations pour les femmes enceintes peuvent aussi être rédigées et pourraient être incluses dans un livret de grossesse, etc.
J’attends avec impatience vos réflexions et contributions.
Marianne Buhler
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