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Prendre la parole n'a de sens que si l'on sait si l'on est écouté et si cette expression a une chance de compter !
Organiser le débat sociétal implique de prévoir les conditions de la confiance.
Nous sommes aujourd'hui une quinzaine d'inscrits à cet atelier.
Le temps est venu de nous activer...
Le temps est venu de nous activer...
Quelques pistes pour amorcer notre interaction...
NOTE DE PROBLEMATIQUE - ATELIER DEBAT SOCIETAL
Paris, 10 décembre 2009, texte de Dorothée Benoit Browaeys
Mots clés : concertation, contribution, démocratie, parties prenantes, réflexivité
Nos sociétés industrielles sont confrontées à des choix difficiles parce complexes, interdépendants et engageant le long terme. Les décisions se font le plus souvent selon des évaluations de court terme avec des logiques essentiellement économiques.
Les crises sanitaires et écologiques indiquent que nous ne pouvons plus nous appuyer seulement sur des expertises techniques. Comme l’a décrit Ulrich Beck dans son livre La société du risque, nous sommes confrontés à des risques délocalisés, incalculables et le plus souvent désormais irrémédiables. Il devient donc indispensable de « faire société » pour évaluer les projets de manière coopérative. Il s’agit de travailler à un réajustement entre les technologies développées et les contraintes naturelles du monde. Pollutions, réchauffement climatique, épuisement des ressources illustrent que nous n’arrivons pas à choisir le « souhaitable » parmi tous les « possibles ».
La démocratie représentative ne suffit pas à élaborer les solutions durables et humaines. Elle a besoin de s’enrichir des expériences quotidiennes, des savoirs situés, des considérations sociales et écologiques.
Cependant l’organisation d’une telle dynamique permettant de métaboliser les richesses de la diversité sociale n’est pas une chose facile. Elle requiert un « contrat social » qui établit un pacte de confiance selon trois conditions :
- donner aux citoyens les éléments d’information nécessaires à l’instruction des dossiers
- articuler moment de concertation et prise de décision
- inscrire le dialogue des parties prenantes dans la durée selon un processus de réflexivité et de responsabilisation réciproque.
Pour mettre en place des pistes de travail on peut proposer de :
- Explorer les conditions (les critères) d’un dialogue constructif et productif
- Identifier les expériences fondatrices qui incarnent une contribution citoyenne utile.
- Lister les outils existants qui sont les plus appropriés pour permettre le débat sociétal
Quelques questions subsidiaires
- Faut-il parler de débat ou de contribution ?
- Quelles sont les légitimités des démarches sauvages ?
- Peut-on imaginer une sorte de « corps immunitaire » ayant une fonction de protection, de vigilance et d’anticipation (voir l’article de Pierre Rosanvallon – Le Monde du 7 déc 2009 « Sortir de la myopie des démocrates »)
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Paris, 10 décembre 2009, texte de Dorothée Benoit Browaeys
Mots clés : concertation, contribution, démocratie, parties prenantes, réflexivité
Nos sociétés industrielles sont confrontées à des choix difficiles parce complexes, interdépendants et engageant le long terme. Les décisions se font le plus souvent selon des évaluations de court terme avec des logiques essentiellement économiques.
Les crises sanitaires et écologiques indiquent que nous ne pouvons plus nous appuyer seulement sur des expertises techniques. Comme l’a décrit Ulrich Beck dans son livre La société du risque, nous sommes confrontés à des risques délocalisés, incalculables et le plus souvent désormais irrémédiables. Il devient donc indispensable de « faire société » pour évaluer les projets de manière coopérative. Il s’agit de travailler à un réajustement entre les technologies développées et les contraintes naturelles du monde. Pollutions, réchauffement climatique, épuisement des ressources illustrent que nous n’arrivons pas à choisir le « souhaitable » parmi tous les « possibles ».
La démocratie représentative ne suffit pas à élaborer les solutions durables et humaines. Elle a besoin de s’enrichir des expériences quotidiennes, des savoirs situés, des considérations sociales et écologiques.
Cependant l’organisation d’une telle dynamique permettant de métaboliser les richesses de la diversité sociale n’est pas une chose facile. Elle requiert un « contrat social » qui établit un pacte de confiance selon trois conditions :
- donner aux citoyens les éléments d’information nécessaires à l’instruction des dossiers
- articuler moment de concertation et prise de décision
- inscrire le dialogue des parties prenantes dans la durée selon un processus de réflexivité et de responsabilisation réciproque.
Pour mettre en place des pistes de travail on peut proposer de :
- Explorer les conditions (les critères) d’un dialogue constructif et productif
- Identifier les expériences fondatrices qui incarnent une contribution citoyenne utile.
- Lister les outils existants qui sont les plus appropriés pour permettre le débat sociétal
Quelques questions subsidiaires
- Faut-il parler de débat ou de contribution ?
- Quelles sont les légitimités des démarches sauvages ?
- Peut-on imaginer une sorte de « corps immunitaire » ayant une fonction de protection, de vigilance et d’anticipation (voir l’article de Pierre Rosanvallon – Le Monde du 7 déc 2009 « Sortir de la myopie des démocrates »)
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2010 : L'enjeu croissant du débat sociétal
La chance de notre époque est peut être dans... ses blessures.
Secoué, instable, chacun est affecté d’une manière ou d’une autre par la précarité, l’incertitude, au quotidien. Nous sommes tentés de mettre la tête dans le sable comme l’autruche. Car nous souffrons de manquer de cap durable.
Et si nous pouvions nous affranchir du bâton de la peur et de la carotte du progrès ? Simplement apprendre avec nos fragilités. Car si la vie est la réussite d’un système immunitaire, le monde social peut sans doute inventer une cohésion par la mise en actes de solidarités concrètes. Comme le soulignait le 31 décembre au micro de France Culture Dominique Méda, cette cohésion peut être pensée par l’économique (à la manière d’Adam Smith) ou bien par la parole ( à la manière d’un Rousseau).
Mais comment faire vivre l’Agora où se forgent les cicatrisations, les apprentissages, les négociations, le “vivre ensemble” ? Là se joue les affrontements de la “rivalité mimétique” chère à René Girard. Là aussi se trame la protection de notre environnement. Car “nous ne détruisons pas la nature parce que nous la haïssons, soulignait Jean Pierre Dupuy dans un entretien donné à La Tribune en juillet dernier. Nous la détruisons parce que nous nous haïssons les uns les autres”.
Aussi faut-il recréer des terres communes, des terres démocrates, pour tisser les conditions d'un dialogue plus qu'utile aujourd'hui.
Ensemble nous y travaillerons.
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