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Nous ne voulons pas changer la règle du jeu, nous voulons changer le jeu !
Nous empruntons cette formule à André BRETON, car elle illustre assez bien notre ambition dans le cadre général de TERRE DEMOCRATE.
La règle du jeu et le jeu aujourd’hui c’est de nourrir le moloch du capitalisme aveugle et pressé, qui s’est installé en réaction aux excès d’un socialisme étriqué, bourreau des libertés et de l’initiative individuelle. C’est également l’éternel débat entre KEYNES et FRIEDMAN, avec des visions parcellaires de spécialistes, là ou il faut un généraliste interniste. Changer de jeu, c’est sortir du carcan partisan et compartimenté. D’autres l’ont dit avant nous, être de droite ou de gauche, c’est souffrir d’une forme d’hémiplégie. C’est se couper de certaines réalités au motif qu’elles « fleurent » trop l’autre camp. Changer de jeu, c’est éclairer la donne de manière différente, en ramenant le capitalisme, a la taille humaine, en proximité, et avec la volonté de toujours l’identifier. C’est aussi mobiliser ce capitalisme vertueux, pour qu’il porte et accompagne l’entrepreneur, créateur d’emplois, en y trouvant intérêt et sécurité. C’est aussi le faire cohabiter et échanger avec des salariés, eux-mêmes impliqués, pour une résultante, la qualité du produit ou du service, en contre partie d’une stabilité de l’emploi et d’une rémunération digne .C’est enfin et surtout mobiliser le moteur économique, pour « réchauffer » les solidarités sociales et géographiques, entre tous ceux qui ont « CONSCIENCE DE LA TERRE ». Nous travaillons depuis très longtemps sur ce schéma de bon sens, dont nous considérons qu’il est le seul, à pouvoir éradiquer les délocalisations sauvages, les mouvements de capitaux spéculatifs, et les évasions de recettes fiscales et sociales, qui pénalisent le financement de notre modèle social. Il nous semble que le moment est venu, pour bâtir ce nouveau modèle, en adaptant celui en vigueur dans l’économie sociale, pour y ménager la place du capitalisme vertueux, via une réglementation fiscale et sociale audacieuse et de nouvelles architectures de gouvernance. Les crises économiques, climatiques offrent une belle fenêtre de tir. On voit ainsi renaître de vieilles recettes, pour moraliser le capitalisme et faire la chasse aux « bulles de spéculations », mais LE JEU RESTE LE MEME ! Pour reprendre le titre d’un colloque organisé en 2007 par le CREDIT COOPERATIF, il nous faut une « finance patiente ».Une finance qui n’attende pas 10% de rendement ou plus, là ou la raison commande 2 ou 3%.Un finance qui n’entend pas un retour sur investissement a court terme, et qui intègre « la perte » au rang des schémas envisageables .Une finance qui ne se nourrit pas du jeu des écritures comptables, favorisé par les nouvelles normes IFRS, des cessions d’actifs, ou de l’effet masquant de la croissance externe. Voilà pourquoi nous parlons de nouvelle donne, ou de nouveau logiciel. Voilà pourquoi nous parlons de développement soutenable, lucide et responsable. R HASSELMANN Jeudi 24 Décembre 2009
R HASSELMANN
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