Connectez-vous

Management des idées



Ce qui suit va sembler paradoxal à beaucoup, mais il me paraît opportun de commettre ce petit billet, tant je suis inquiet de la confiance que font beaucoup dans les vertus de l’internet participatif.
Autant le management des idées a sa place dans l’industrie, car il permet de déboucher sur des réalisations concrètes, des dépôts de brevets et inventions, enrichies par un groupe, étudiées en business modèle et business plan, autant pour bâtir un programme politique le net a ses limites.
Outre que cet outil est encombré par les anonymes, illuminés ou pseudo « sachants » son large accès, porte en lui ses limites.
La vraie question est de savoir si des organisateurs « anonymes », qui répugnent au contact, peuvent continuer longtemps à encourager des solidarités virtuelles.
Le collaboratif éclaté national ou planétaire peut-il déboucher sur un projet politique concret ?
Par le biais du NET, l’internaute choisi son camp, échappant ainsi aux contraintes de proximité de son pays, de sa région, de sa ville. Il va là où son intérêt individuel l’attire, ignorant ainsi que la réalité politique se traduit par une entité territoriale qui a l’autorité.
À l’heure des doutes sur la construction Européenne, à l’heure de la concurrence mondiale, à l’heure où se distendent les solidarités élémentaires, le NET à une propension à servir les seules communautés d’intérêts au détriment des solidarités de proximité capables de répondre au quotidien du plus grand nombre.
L’autorité politique est légitime si son territoire est identifié. Si cette autorité n’a plus de territoire, il n’y aura plus d’autorité.
Ce sera la fin de l’État stratège ou de l’État providence.
Il est donc primordial de cantonner le rôle du NET, cette nouvelle AGORA, proche de l’auberge espagnole où chacun apporte son crédo et son contenu, et ne pas croire qu’il se substituera aux séances de réflexion organisées et aux réunions de terrain, en prise directes avec les réalités du coin et du moment qui elles n’ont rien de virtuelles.
TERRE DÉMOCRATE , à l’issue de 6 mois de fonctionnement, a pointé ce samedi 12 juin, l’impérieuse nécessité qu’il y a , à repartir du local, du territoire, avec des citoyens réunis dans une salle, et qui consacrent quelques heures pour confronter les idées, qui jugent de leurs capacités à parler en public et à ménager les phases d’écoute.
C’est l’orientation qui doit être prise, pour recentrer la réflexion, sur des thèmes prioritaires qui concernent le quotidien du plus grand nombre, et qui seront ceux des prochains grands choix : La santé, l’éducation, la justice, la solidarité, la conscience de la terre notamment.
R. HASSELMANN


Dimanche 13 Juin 2010
Richard Hasselmann
Lu 1445 fois
              



Dossier | Actualité | Opinion | Vie du club | Démocratie | Justice | Ecologie | Communiqués de presse | Terre Démocrate | Agenda Media | Vidéo à la Une | Le saviez-vous ? | Edito des groupes | Ressources communes



L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        

En direct des Ateliers






Inscription Newsletter

Suivez Terre Démocrate