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Les mots ont un sens
À l’occasion de la semaine du développement durable, nous assistions ce mardi 6 Avril sur invitation du GROUPE SOS à un colloque, organisé autour de Pierre RAHBI, concepteur de « La sobriété heureuse », et enrichi par le film de Coline SERRAULT « Solutions locales pour un désordre global ».
Grand moment d’échanges et de vraies convictions, mais confirmation de l’une de nos craintes, les mots n’ont pas le même sens pour tous ! Nous avons échangé sur les menaces de la dictature écologique, et sur l’effet pervers de la sémantique, qui arriverait à rendre normal ce qui est anormal. Il me paraît dés lors une nouvelle fois opportun de bien préciser les choses, sur cet espace, voué à la recherche des bonnes pratiques, et animé par des tenants de l’ÉCOLONOMIE, pour emprunter ce néologisme à C.LEPAGE. Écologie, développement durable, croissance soutenable, conscience de la terre que j’ai entendu ici ou là, doivent avoir un seul et même objectif le bien-être de l’homme, sa survie, celle de ses enfants et des générations futures. Tout ce qui est nécessaire au bien commun, doit être soustrait à la spéculation, voilà déjà un recensement en forme de programme. En ce sens, certaines assertions, relèvent à minima d’un angélisme désarmant, mais dans la majeure partie des cas, d’un effet de mode, ou de lectures mal assimilées ou survolées. Si l’homme est au centre du projet, il faut admettre que la nature peut être cruelle pour l’homme, et tenir compte de cette réalité. L’homme est un « roseau pensant » c’est son charme et sa force. Il faut donc avant tout l’éduquer, lui donner les moyens d’exercer son libre arbitre, le convaincre et ne pas le contraindre sans méconnaître l’utilité des normes et des contrôles. Notre recherche est économique et sociale, en nous appuyant sur la définition du développement durable : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Les bonnes pratiques que nous cherchons à mettre en exergue, les réformes et mesures nouvelles que nous allons imaginer, dans les grands domaines sociétaux, doivent aller dans ce sens. Un grand nombre d’associations sont sur la même quête, avec des thèmes précis, là ou TERRE DÉMOCRATE est pluridisciplinaire, car nous envisageons un projet global. Notre mission c’est aussi de jouer un rôle fédérateur et catalyseur, il est inutile d’éparpiller les énergies et moyens. Cela passe, à notre sens, par 2 fondamentaux incontournables : l’éducation et la culture des plus jeunes, pour qu’ils comprennent et soient responsables de leurs choix de comportements, à tous les niveaux, démocratiques, sociaux et économiques, et la subsidiarité, ou le choix de la proximité dès que cela est possible, proximité des élus responsables, proximité des services, proximités des productions industrielles et alimentaires. Ce n’est pas du protectionnisme, ce n’est pas une forme d’autarcie, mais au même titre que les MOTS ONT UN SENS, LES ACTES DOIVENT AVOIR UN VISAGE ! R. HASSELMANN Jeudi 8 Avril 2010
Richard Hasselmann
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