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Le billet du lundi : Curiosités de la semaine : bonnes questions, mauvaises réponses ?
Curieuse solution trouvée au problème du chômage : le supprimer des thématiques du programme de sciences économiques et sociales de seconde. Si l’éducation nationale ne se charge plus de vous apprendre le fonctionnement du marché du travail, l’armée vous propose désormais de « devenir vous-mêmes » en vous engageant. Ce message vous est rappelé chaque jour dans les encarts publicitaires télévisés et lorsque vous prenez les transports en commun pour aller vous « former ». L’option économique et sociale en seconde représentait déjà un volume horaire réduit et pour bon nombre de lycéens un choix par défaut. Force est de remarquer l’orientation prise par les programmes : elle est aujourd’hui vidée de tout contenu. • S’agit-il de ne former plus qu’une main d’œuvre et non des citoyens ? Sans forcément stigmatiser la baisse de la dépense intérieure d’éducation dans le produit intérieur brut, il peut être utile de se demander si les dépenses d’éducation sont actuellement considérées comme un investissement sur l’avenir. • Dans quelle mesure doit-on considérer les dépenses d’éducation comme un volet de la réforme générale des politiques publiques, avec le moindre coût comme principal objectif ? Curieuses solutions au problème des gardes à vue abusives : c’est quoi une réponse graduée à la gravité des faits ? Pour répondre à l’explosion du nombre de gardes à vue, le projet de réforme de la procédure pénale prévoit de réserver la garde à vue aux faits les plus graves ou aux demandes « volontaires » des prévenus, avec des avancées sur la question de la présence d’un avocat. Il s’agit de la « proportionner à la gravité des faits ». Au programme donc, pour permettre à la police et à la gendarmerie d’entendre les personnes interpellées pour les faits les moins graves : mise en avant de la « liberté » des prévenus pour être entendus. Le vocabulaire utilisé peut laisser songeur, compte tenu du contexte, mais… • Si la place laissée actuellement à l’avocat dans la procédure de garde à vue fait de la France un mauvais élève en Europe, que dire sur les garanties qui seront prévues pour accompagner les nouvelles formes de garde à vue « librement consenties » ? • N’y a-t-il pas un risque à considérer que seuls ceux qui ont des choses à se reprocher auront besoin d’être défendus parce qu’ils auraient des choses à cacher ? • Et, au-delà, en toute logique, la question de limitation des abus et de droits de l’homme n’est elle pas la même dans tous les cas ? La garantie des droits des prévenus doit elle être inversement proportionnelle à la gravité des faits ? Ces questions méritent réponses. Vous avez surement des pistes. Partageons-les ! http://www.terre-democrate.fr/forum/Terre-Democrate_s6730.html
Mardi 16 Février 2010
Terre Démocrate
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