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Le billet du lundi : B .... comme
Il y a des semaines comme ça où une lettre dans l'alphabet est privilégiée. Cela aurait pu être le A, ou le Z. Non c'est le B. Et après tout c'est logique, la deuxième lettre de l'alphabet pour le deuxième billet du lundi, quoi de plus normal !
B, comme..... biodiversité. 2010, année de la biodiversité. Que peut-on en attendre? Au sommet de la Terre en 2002 à Johannesburg, les États s’étaient engagés à ralentir de façon significative l’extinction des espèces. Mais nous devons constater que les promesses faites sont loin d’être atteintes et on peut affirmer que nous sommes face à un bilan d’échec : un quart des espèces sont toujours menacées Et pourtant , les conventions internationales ou les belles déclarations ne manquent pas ( convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), déclaration récente de la directrice générale de l'UNESCO) pour rappeler que le maintien de la biodiversité est un enjeu qui dépasse largement la survie de ces espèces menacées S’agit-il de sujets purement techniques ? Quels sont les risques que le recul de la biodiversité fait peser sur les modes de fonctionnement de nos sociétés ? Quelles sont les incidences économiques de ces évolutions ? Pour quels pays ? Cela ne pose t-il pas, comme pour le changement climatique, des questions clefs de gouvernance internationale ? L’espoir se tourne ainsi vers la conférence de Nagoya (Japon), prévue en fin d'année, au cours de laquelle les pays décideront de mettre en place ou non un groupe d’experts type Giec. http://www.youphil.com/fr/article/01458-coup-d-envoi-de-l-annee-de-la-biodiversite?ypcli=ano La société civile va-t-elle, comme à Copenhague, être la spectatrice impuissante des débats pusillanimes des responsables des Nations ? B comme ... banques Le projet du Président américain d’imposer des restrictions sur les prises de risques financiers des banques a relancé le débat international sur le système bancaire et financier. L’OCDE quant à elle souhaite une revalorisation des banques de détail sans aller jusqu’à recommander une séparation stricte des activités commerciales et financières, et sans imposer de règle générale. Limitation de l’effet de levier sur les fonds propres, séparation des activités, taxe sur les transactions financières, rôle de la morale… du gouverneur de la banque d’Angleterre au Président de la République Française lors du discours introductif au forum économique de Davos, chacun apporte son avis. Et vous, quel est le vôtre ? Est-il économique ou politique ? B comme ...Business as Usual Une information est passée inaperçue cette semaine. Il faut dire qu'elle est parue au Journal Officiel de la République Française. Il s'agit de deux arrêtés : le premier est paru dans l'édition du 27 janvier, et le second dans celle du 29 janvier. Ces deux arrêtés autorisent deux opérateurs dont l'adresse est londonienne à fournir des clients non domestiques en gaz naturel sur le marché français. Jusque là, rien d'anormal : la libéralisation (certains disent "dérégulation") du marché permet - voire impose - ce type d'autorisations. Donc, comme diraient ces opérateurs : "Business as Usual". Mais ce qui est moins "usual", c'est le nom des heureux bénéficiaires de l'autorisation : le premier s'appelle JP MORGAN, le second Goldman SACHS. Eh oui, comme les banques ! Alors, "Business as Usual" ? Ces questions méritent réponses. Vous avez sûrement des pistes. Partageons-les ! Lundi 1 Février 2010
Terre Démocrate
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